LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN - Contenu
Armand Tanoh

Armand Tanoh

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La commune de Tanda (région du Gontougo Nord-Est) vient d’être dotée d’un nouveau forage, un raccordement depuis près d’un mois qui soulage les populations et règle un temps soit peu l’équation de la pénurie d’eau en terme de cubage devenu insuffisant pour une démographie en pleine croissance.

Pour s’assurer de la capacité de l’infrastructure à desservir la localité, le premier magistrat de la commune, Koné Amadou a effectué samedi une visite des lieux.

«C’est un véritable soulagement et nous tenons à dire merci à tous les acteurs, notamment l’Office national de l’eau potable (Onep) qui a entendu le cri de cœur de la population de Tanda. C’est une bataille que nous avons menée pour que nos populations soient heureuses. Ce raccordement, ne suffit pas pour couvrir toute la commune. Mais vous savez que la ville de Tanda est en chantier et nous travaillons en amont pour que cette question d’extension de réseau continue et suive son cours pour le bien -être de nos parents »,  a déclaré le maire  Koné Amadou lors de sa visite.

Il a également lancé un appel  à une gestion plus efficace de l’eau courante. «J’encourage nos parents à une gestion plus rationnelle de l’eau courante, car sans eau potable, on court le risque de tomber malade», a-t-il conclu.

En effet, Tanda a connu, il y a de cela quatre mois, une  grave pénurie d’eau. Les populations, pour remédier à cette situation se tournaient vers les puits et autres cours  d’eau de fortune non traités pour leur ménage, indique-t-on. Pour faire face à cette situation que la mairie de Tanda a entrepris des démarches auprès du ministère des Infrastructures Economiques et de l’Onep pour la construction du nouveau forage.

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La Plateforme des organisations de la société civile pour l’observation des élections en Côte d’Ivoire (POECI) félicite le gouvernement pour avoir privilégié le dialogue comme mode de résolution de la mutinerie et l’appelle à engager « des discussions franches, inclusives et sincères » avec les autorités militaires et les soldats afin de trouver des solutions durables aux conditions de vie et de travail des forces de sécurité.

Dans un communiqué transmis ce mercredi, à l’AIP, la POECI propose la mise en place d’un cadre de concertation permanent incluant d’autres corps de la société civile pour faire le suivi des différents engagements pris et conseille aussi de les rendre publics afin d’éviter de mauvaises interprétations de part et d’autre, tant en soulignant « la nécessité d’informer les populations sur la Loi de programmation militaire ».

La POECI déplore la survenue de cette autre mutinerie qui a causé de nombreux préjudices économiques et fait des blessés et des pertes en vies humaines et estime qu’elle vient démontrer « la précarité de la situation sécuritaire » et la nécessité d’une réforme en profondeur des forces de défense et de sécurité en Côte d’Ivoire.

Du 11 au 15 mai, les soldats mutinés ont occupé les rues dans plusieurs villes du pays, en tirant régulièrement en l’air, fermant les corridors et paralysant du coup l’activité économique. Ils réclamaient du gouvernement le versement du reliquat de 7 millions de francs promis au contingent de 8400 éléments des ex-Forces armées des forces nouvelles (FAFN).

Suite à un accord conclu avec le gouvernement lundi, les mutins ont annoncé la fin de leur mouvement d’humeur et regagné les casernes. Depuis la journée de mardi, la situation avait commencé à se normaliser sur toute l’étendue du territoire. Le bilan du soulèvement militaire fait état de deux morts et neuf blessés, a révélé le ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, Alain Richard Donwahi.

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Le directeur exécutif de l’Association ivoirienne pour le bien-être familial (AIBEF), Richard Allo, demande à tous les parents de passer assez de temps avec leurs enfants à travers la communication, les jeux, les sorties et autres.

Dans un message rendu public mardi, à l’occasion de la journée internationale des familles célébrée chaque 15 mai, M. Allo fait remarquer que ces temps-ci, les enfants sont de plus en plus perturbés par le temps que les parents n’ont pas à leur consacrer.

« Pour qui courons – nous ? Que valent tant d’efforts si nous n’avons pas de temps pour nos enfants et nos familles ? », s’interroge-t-il, estimant que la première chose à offrir à sa famille, c’est sa présence utile et sa disponibilité.

En conformité avec le thème international de l’année 2017 « Familles, éducation de base et bien-être », le directeur rappelle que la raison d’être de l’AIBEF est d’œuvrer pour la famille heureuse à travers la planification familiale.

« Grâce au planning familial, les enfants évoluent bien car les parents ont le temps pour chacun d’eux. Ils sont en bonne santé, peuvent aller tranquillement à l’école et ont beaucoup de chance de réussir. Les parents ont moins de soucis », fait-il observer.

En somme, M. Allo attire l’attention des populations sur « la problématique de la qualité de famille que nous avons fondée après celle dans laquelle nous avons évolué : quelle est la qualité de ma famille ? Qu’est-ce que je fais pour une meilleure qualité de vie de chaque membre de ma famille ? », rapporte un communiqué de l’AIBEF transmis à l’AIP.

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La mutinerie militaire qui a secoué des villes de la Côte d’Ivoire du vendredi 12 au lundi 15 mai 2017 a pris fin, one le sait, par un accord entre les soldats mécontents et le gouvernement. Les armes s’étant tues, et les activités socioéconomiques ayant repris, il apparait nécessaire de revenir sur un sujet sensible lié à ce mouvement d’humeur. Il s’agit la récupération d’armes par les mutins dans une présumée cache d’armes enfouie dans une résidence appartenant à Souleymane Kamaraté dit « Soul to sioul », directeur du protocole du président de l’Assemblée nationale (PAN) Guillaume Soro à Bouaké.

Si l’affaire semble incommodante du fait qu’il s’agit d’un proche collaborateur du PAN, il n’en demeure pas moins la vérité mérite d’être sue afin que les personnes impliquées y répondent. Car, il ne faut pas l’oublier –si tôt-, cette mutinerie a fait au moins deux morts et une vingtaine de blessés à Bouaké.

Poudrière cachée

Selon une source militaire qui a requis l’anonymat, cette cargaison d’armes  comprend une importante quantité de mitrailleuses de type AK 47, roquettes et lance-roquettes,  mutations, Sam 7, et d’autres armes d’assauts comme des A 52. « Un véritable arsenal de guerre digne d’une véritable poudrière » qui aura permis aux mutins de se renforcer et d’empêcher tout recours des forces armées à la force pour rétablir l’équilibre ».

« Si on entrait dans Bouaké avec tous ces chars pour rétablir l’ordre et que ces jeunes gens ripostait ça allait être un chaos, et donc des souffrances supplémentaires pour les populations », affirme la même source qui soutient que les armes supposées récupérées chez Soul To Soul ont joué un rôle important dans cette affaire.

Ces armes selon des mutins étaient entreposées dans une ancienne piscine sur laquelle était bâti un apatam  dans cette enceinte.

Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, consultées par La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.com ), l’on aperçoit des personnes en tenues militaires s’emparer de caisses d’armes dans une sorte de cave souterraine présentée comme la cache d’armes, avant de les ouvrir à l’aide d’instruments mécaniques. L’on constate bel et bien des armes (roquettes, munitions et AK 47) rangées dans ces caissons.

Cependant, quelle crédibilité accorder à cette scène ? Mais aussi, à ces images probablement capturées à l’aide d’un téléphone portable ou une tablette, qui n’ont pu être authentifiées par LDA (Nous n’avons pu parler à aucune de ces personnes en treillis filmées dans cette vidéo)?

« Complot »

Depuis la divulgation de ces faits sur la toile, les proches de Souleymane Kamaraté –évidemment des pro-Soro- sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’un énième « complot » visant « une fois de plus à discréditer le PAN Guillaume Soro». Ces derniers accusent des « mains obscures » dans l’appareil étatique, sans citer de nom, à vouloir à tout prix disqualifier leur « champion », mettant en perspective les enjeux présidentiels de 2020.

D’après leur version des faits, ces armes ont été sorties d’une poudrière de la ville puis acheminées dans la résidence de Soul To Soul. Vue le gros volume de cette cargaison, les défenseurs du directeurs du protocole du PAN estiment que ceux qui en veulent à Guillaume Soro veulent à travers cet acte corroborer deux thèses dans l’esprit de l’opinion. D’abord créer un lien entre Soro et les récents soubresauts militaires. Ensuite prouver la véracité du rapport de l’ONU publié en avril 2016, soupçonnant le président de l’Assemblée nationale, par ailleurs ex-chef de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles, de détenir secrètement plus de 300.000 tonnes d’armes disséminées dans plusieurs cachettes dans des villes du pays comme Bouaké et Korhogo. Des armes acquises durant les années de rébellion, précisément dans la période 2010-2011,  « en violation de l’embargo » onusien sur les armes qui pesait sur la Côte d’Ivoire à ce moment.

Un éditorial signé Louis Konan publié mardi sur le site officiel de Guillaume Soro ne passe pas par quatre chemins pour défendre cette théorie du complot : « Les mutins ont pensé à l’après-mutinerie ; qu’on ne se méprenne, il y aura forcément des représailles car il y a eu mort d’homme. Et donc pour s’attirer une petite sympathie du pouvoir et pour minimiser les dégâts, il faut faire en sorte de trouver un gros bouc émissaire qui prendrait le coup à leur place. Ce bouc émissaire,  c’est bien Guillaume Soro,  On le soupçonnerait de cacher des armes depuis un certain temps. Donc l’occasion était toute trouvée à travers cette mutinerie pour faire d’une pierre deux coups, revendiquer les primes et faire descendre le digne fils de Lafopkokaha dans les abysses les plus profondes », écrit Louis Konan. Sans toutefois expliquer l’intérêt « le pouvoir » (Alassane Ouattara ?) gagne à avoir subitement «une petite sympathie » des mutins qui livrent Guillaume Soro sur un plateau d’argent.

Enquêtes

De son côté, le gouvernement confirme la découverte de cette présumée cache d’armes. Sans toutefois citer de nom, le ministre de la Défense, abordant ce sujet mardi lors d’une conférence de presse, a annoncé que "les enquêtes sont en cours pour déterminer qui en est le propriétaire". Pourvue que cette investigation aille jusqu’au bout puisqu’il s’agit là d’une affaire de sécurité nationale, avec en toile de fond des enjeux liés au risque du terrorisme qui sévit dans certains pays voisins comme le Mali.

Alors, ces armes ont-elles toutes été saisies et sécurisées ? Difficile de répondre pour l’heure à cette question. Mais la vérité sur ne doit pas rester muette pour cette affaire qui interpelle. Surtout dans une Côte d’Ivoire de plus en plus en proie à une insécurité galopante sur les routes.

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Faire du Plateau le « little Manhattan » d’Afrique de l’Ouest. L’annonce a été faite récemment par Akossi Bendjo, maire de cette commune. Le marocain ACTIS a été choisi pour la construction d’un centre d’affaires ultra moderne dans le quartier administratif et des affaires d’Abidjan de la capitale économique ivoirienne. Coût global du projet, 55 milliards FCFA.

 

Fiche technique

Il s'agit d'une tour de 17 étages qui sera construite sur le site de l’ancien marché du Plateau. Elle comprendra des bureaux, des salles de conférences et un complexe hôtelier de 5 étoiles.

Selon Akossi Bandjo, invité de la Tribune du Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) le vendredi 12 mai 2017, a également annoncé la livraison de ce joyau pour la mi-2019.

Vaste projet d’aménagement

Le maire du Plateau, cité par l’AIP, a aussi annoncé la réalisation d’un vaste projet d’aménagement pour sa commune, notamment la construction de parkings-auto, de berges lagunaires et d’une place de détente qui portera le nom de Nelson Mandela, précisant que ces actions visent à faire du Plateau, la « vitrine » de l’Afrique de l’Ouest, « la cité » où il fait bon vivre.

 

Le Plateau, deux hôtels de standing, Moon Hotel et Seen Hotel sont presqu’en fin de construction, d’autres projets majeurs comme l’Hôtel Hilton, la bibliothèque de la renaissance africaine y sont en voie de réalisation.

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Des porte-paroles des soldats ivoiriens entrés en mutinerie de vendredi 12 à lundi 15 mai 2017, ont affirmé le mardi 16 mai qu’ils acceptaient l’accord proposé par le gouvernement lundi. Ils se sont engagé à lever les barrages et retourner en caserne, rapporte l’agence de presse Reuters, citant deux de leurs porte-paroles interrogé à Bouaké mardi.

 

Selon ces derniers, cet accord prévoit le paiement immédiat de 5 millions de francs CFA sur un montant dû de 7 millions à chacun des soldats mutins (estimés à 8400 hommes). Le deux millions restant leur devant être versés fin juin.

 

Mais de son côté le gouvernement n'a pas confirmé cette nouvelle. Le ministre de la Défense, Alain Donwahi, s'exprimant sur les antenne de la RTI, la télévision nationale, est resté silencieux sur le contenu de cet accord.

La vie se normalise progressivement à Bouaké et à Abidjan depuis ce mardi matin. Le calme est de retour. Pas de coup de feu entendu cette journée.

 

Ainsi semble se refermer cet autre épisode difficile de la vie socio-politique ivoirienne. Les populations ivoiriennes devront comprendre le paiement de cette somme au mutins, car vaut mieux un mauvais accord qu’un affrontement entre frères d’armes aux conséquences imprévisibles.   

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Le président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), Albert Mabri Toikeusse, a exhorté les ivoiriens à travailler pour une cohésion qui renforce la paix, rapporte l'AIP.

« Travaillons pour une cohésion qui renforce la paix et qui maintient la paix au niveau de notre pays » a déclaré, dimanche, Mabri Toikeusse lors d’une cérémonie de remerciement aux populations d’Attécoubé pour le vote de Tchagba Laurent aux élections législatives de décembre 2016.

Il a encouragé le gouvernement à œuvrer davantage pour la paix et la « vraie » réconciliation. « Quand le désordre s’installe, rien ne peut prospérer », a-t-il indiqué.

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Transport. Commerces. Banques.  Services publics et privés. Les activités socio-économiques reprennent progressivement leur cours normal à Abidjan, Bouaké, Korhogo, Man, Odienné, Guiglo et Toulepleu. Ce, après un accord trouvé, le lundi 16 mai 2017, entre le gouvernement et les militaires entrés en mutinerie depuis le vendredi 12 mai pour des revendications d’ordre financières. 

Sensibilisation

Même si certains d’entre eux n’ont pas tardé, juste après la déclaration du ministre de la Défense Alain Richard Donwahi, à se monter sceptiques voire hostiles à cet accord dans la soirée de lundi, leurs leaders ont entrepris auprès de ces derniers des actions de sensibilisation. Une démarche qui commence à porter fruit.

A Abidjan, après la levée des barrages, la circulation a repris sur les principales artères de la ville bloquées la veille par les soldats. Il s’agit principalement de la voie menant à Bingerville à l’est de la capitale économique, où la circulation avaient pleinement repris à 10 heures (locales et GMT). Les soldats ont rejoint leurs casernes d’où aucun tir n’a été entendu cette journée. Au Plateau, quartier administratif et des affaires d’Abidjan, les banques, commerces et services ouvrent progressivement leurs portes après une journée de fermeture.

 

Idem à Bouaké où les corridors ont été libérés par les soldats, qui y restent désormais en faible nombre, la majorité ayant regagné les casernes.

Le gouvernement n’a pas dévoilé le contenu du compromis avec ces soldats, mais des porte-parole de ceux-ci évoquent une proposition gouvernementale portant sur le versement à chaque mutin de 5 millions sur un total de 7 millions. Ces 7 millions représentent le reliquat d’une prime de 12 millions promise à chacun de ces soldats, suite à une mutinerie en janvier. Chose que certains parmi eux avaient rejeté. 

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Vingt médecins et infirmiers, points focaux des districts sanitaires, participent, depuis lundi à Yamoussoukro, à un atelier de formation sur l’encadrement des interventions des praticiens de médecine traditionnelle (PMT) impliqués dans les activités préventives et promotionnelles de lutte contre la tuberculose.

La session de formation concerne les points focaux des 20 districts sanitaires ayant enregistré les taux de notification des cas de tuberculose les plus bas en 2015, signale-t-on.

Selon le responsable de formation, le Dr Touré dit Tot, la session va porter sur l’amélioration des connaissances et des compétences des participantes sur la médecine traditionnelle et le cadre réglementaire sur l’encadrement des interventions des PMT dans le système sanitaire, l’utilisation du manuel de référence pour la formation des PMT sur la tuberculose et sur la collecte et la gestion des données des activités des PMT impliquées dans la lutte contre la tuberculose.

Au terme de deux jours de formation, ces points focaux devront, à leur tour, former dans leur zone de compétence 20 PMT, soit 400 relais, auprès des communautés. En Côte d’Ivoire, plus de 90 % des populations utilisent la médecine traditionnelle et 7 % des malades de tuberculose perdus de vue se retrouvent chez certains PMT ou dans les camps de prières, a confié le directeur coordonnateur du PNPMT, le Dr Kroa Ehoulé, chercheur à l’Institut national de santé publique (INSP).

« Le rôle des point focaux et leurs relais sera donc d’identifier ces PMT qui accueillent les malades de la tuberculose et de collaborer pour voir comment travailler avec eux pour qu’ils réfèrent les patients vers les structures sanitaires conventionnelles », a précisé le Dr Kroa Ehoulé.

Initié en collaboration avec le Programme national de promotion de la médecine traditionnelle (PNPMT) et le Programme national de lutte contre la tuberculose, l’atelier de formation des encadreurs des PMT est une activité inscrite dans le plan de travail 2017 de la direction générale de la Santé (DGS). Il est financé par le Fonds mondial et mis en œuvre par Alliance Côte d’Ivoire.

Dans le but de réduire le taux de mortalité lié à la tuberculose de 20 % à l’horizon 2020, un vaste programme communautaire d’Alliance Côte d’Ivoire développe des activités pour augmenter la notification des cas de tuberculose, toutes formes, de 23 275 en 2014 à 26 179 en 2017, en vue d’atteindre un taux de succès thérapeutique d’au moins 86% en 2017.

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Deux protocoles d’accords ont été signés, ce lundi après-midi, à Rabat, entre le Maroc et le Nigéria, sous la présidence du Roi Mohammed VI, pour la construction d’un gazoduc transafricain et d’une plateforme de production d’engrais.

L’accord de coopération sur le gazoduc entre le Maroc et le Nigéria a été signé par la directrice générale de l’office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Mme Amina Benkhadra et le président directeur général de la compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC), Maikanti Kacalla Baru.

Celui portant sur le renforcement des capacités de production et de distribution d’engrais au Nigeria a été paraphé par le président directeur  général du groupe OCP, M. Mostafa Terrab, et M. Thomas Etuh, représentant  l’association nigériane des producteurs et fournisseurs d’engrais (FEPSAN).

Le ministre des Affaires étrangères de la République fédérale du Nigéria, Geoffrey Onyeama, a exprimé, à cette occasion, les salutations du président Muhammadu Buhari au Roi Mohammed VI, rappelant la dernière visite du Souverain à Abuja, le 13 décembre dernier, au cours de laquelle « nos pays ont décidé d’aller de l’avant dans le renforcement de nos relations bilatérales dans divers domaines d’activités, y compris l’agriculture, les infrastructures ainsi que le développement des échanges en matière de gaz naturel ».

La conclusion de ces accords, a ajouté M. Onyeama, est une preuve de la réussite du partenariat Rabat-Abuja à attribuer à la volonté des dirigeants des deux pays à assurer l’implémentation des projets bilatéraux.

Pour sa part, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita a présenté les grandes lignes du projet du gazoduc devant relier le Nigéria et le Maroc, « une expression de la vision commune des dirigeants des deux pays en faveur d’un co-développement durable, agissant et solidaire du continent africain, basé sur une coopération Sud-Sud ».

« Ce projet, conçu par les Africains pour les Africains, est l’illustration parfaite de la diplomatie de la parole et de l’action, et une nouvelle concrétisation de la vision du Roi d’une Afrique maîtresse de son destin, confiante en son avenir », a poursuivi M. Bourita.

Le gazoduc entre le Nigéria et le Maroc aura un impact positif direct sur plus de 300 millions d’habitants, a-t-il dit, notant qu’il permettra d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rappelé à cet effet les progrès enregistrés et l’expertise accumulée par le Royaume en matière de transports, de logistique, d’infrastructures et des énergies renouvelables, non sans assurer que le gazoduc devant relier ces deux pays est « un outil privilégié d’intégration et instrument de développement régional, un projet viable qui vient répondre au besoin croissant de l’Europe de diversifier ses sources d’énergie ».

La cérémonie, ponctuée par la projection de deux films institutionnels sur les retombées socio-économiques des deux projets et leur portée tant régionale qu’internationale, s’est déroulée en présence notamment du Chef du gouvernement, du président de la Chambre des Représentants, de Conseillers du Roi, de membres du gouvernement du royaume du Maroc, d’une importante délégation nigériane, de représentants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de membres du Corps diplomatique accrédité à Rabat, et de plusieurs hautes personnalités.

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