LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN - Contenu
Armand Tanoh

Armand Tanoh

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Dans un brouhaha infini de voix d’exposants, de visiteurs, d’officiels et d’anonymes de toutes catégories amplifié par les sons distillés dans les haut-parleurs, la TV SARA ou par les vrombissements des engins, un tour des différents stands dressés à l’occasion de la 3ème édition du Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA 2015) qui se déroule sur un site de 8 ha vers l’aéroport international d’Abidjan laisse entrevoir une diversité d’ambitions au niveau des participants.

Ressuscité après 16 ans de léthargie -les deux premières éditons du SARA ayant eu lieu respectivement en 1997 et 1999- le SARA 2015 a suscité un certain engouement auprès de centaines d’exposants issus d’horizons divers pour diverses raisons.

« Nous sommes venus au SARA pour voir comment ça se passe… », admet Mme Amani Frédérique du Groupement d’intérêt économique (GIE) Vivre’Ivoire de Tiassalé. En l’absence de sa « patronne » qui s’était éloignée momentanément du stand, la brave paysanne explique dans un Français approximatif, qu’elle est chargée de la vente des produits dont une partie est exposée.

Des pastèques, des aubergines, du poivron, du piment, du choux, de la banane plantain et bien d’autres vivres sont produits par les 18 membres du GIE. Lorsque la production est vendue, une partie de l’argent est reversée au GIE, fait-elle savoir. Le SARA, « c’est bien, c’est très très bien, grâce à Dieu », conclut-elle.

A quelques pas de son stand, un autre où sont assis trois jeunes dont une demoiselle. Dans les va-et-vient ambiants, ceux-ci semblent s’ennuyer. Ivorian Rubber Group (IRG) est une structure créée seulement en 2013. Ou plutôt « depuis 2013 », raconte son responsable Transit, transport, Logistique, Yedoh Lath, qui ajoute que le groupe est basé aux Deux-Plateaux les perles, dans la commune de Cocody (Abidjan).

Porté sur les fonts baptismaux par des Ivoiriens, précise le jeune homme, Ivorian Rubber Group est un holding composé de deux sociétés. L’une, IRG qui exporte le caoutchouc et l’autre, Ivorian Cashew Industry (ICI), le cajou.

« Au SARA, nous espérons avoir plusieurs partenaires, des bailleurs de fonds pour nous aider dans nos projets », décline-t-il à la reporter de l’AIP.  Ces projets, révèle-t-il, c’est la construction d’usines et faire de la fabrication de pneus.

Société anonyme au capital de 10 millions FCFA, IRC a été créée le 19 septembre 2013 par Dr Aman Ali. Son domaine de prédilection est le négoce, l’achat, l’import-export de matériel végétal hévéicole et de produit d’entretien des plantations d’hévéa; l’encadrement et l’assistance technique aux planteurs d’hévéa, la production sur site du matériel végétal; la consommation de tous produits dérivés du caoutchouc naturel.

Quant à ICI, il a pour objectif principal d’être le leader en approvisionnement et transformation de l’anacarde sur le marché ivoirien et à l’international, mettant l’accent sur l’encadrement et l’assistance technique des planteurs d’anacarde; participer à l’ambition du Président de la République de « faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020 ».

Autre stand, autre réalité. Au contraire du carré de Ivorian Rubber Group, celui de l’Intercoton. Le responsable Communication de l’Association interprofessionnelle de la filière coton de Côte d’Ivoire, Laurent Fihox, expliquait alors, à la mi-journée de samedi, que depuis l’ouverture officielle du SARA 2015 la veille, déjà 130 personnes sont venues à son stand pour poser des questions, recueillir des informations sur la filière.

« On reçoit tout le monde, aussi bien des paysans que des intellectuels », répond-il lorsqu’on lui demande le profil des visiteurs. Il ajoute qu’il y a suffisamment de documentation à mettre à leur disposition.

Au stand du Centre national de recherche agronomique (CNRA), le chercheur en agronomie, Lekadou Tacra, indique qu’il y est donné des informations sur les résultats de la recherche notamment concernant les variétés de maïs, de manioc, de régimes de graine de palme et de banane plantain, en vulgarisation. Il regrette que les résultats des travaux de recherche effectués par le CNRA ne soient pas suffisamment sus du grand public, une situation que le SARA va corriger en partie. 

Divers stands reçoivent aussi leurs curieux : le Conseil du café-cacao, le Conseil du coton–anacarde, le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA), mais aussi le Port autonome d’Abidjan (PAA), des banques et assurances, des compagnies aériennes dont Air Côte d’Ivoire et Ethiopian Airlines, REDD+ (Réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts).

Un autre pavillon est réservé aux exposants venus des pays étrangers dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger.

Aux côtés des différents stands occupés par divers promoteurs des secteurs de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, des eaux et forêts, sont visibles ceux des grands groupes agro-industriels.

Le groupe Nestlé y dresse trois stations. La 1ère présente tout ce qui concerne la science des plants relatif au processus de recherche sur le cacao, le café et le manioc, entre autres, ainsi que le processus d’accompagnement des planteurs et celui de la transformation. La 2ème station est en rapport avec les usines et la 3ème intègre la recherche en rapport avec les céréales.

« Tout cela contribue à la promotion de l’agriculture durable », résume Kané Omaro, ajoutant qu’en plus du stand, un espace gastronomique dédié à la dégustation gratuite « à gogo » est ouvert sur le site du SARA ainsi qu’un marché où sont vendus des produits Nestlé à des prix compétitifs.

Au stand de SIFCA, sponsor officiel du SARA 2015, Ibrahim Ouattara fait savoir que le groupe n’est pas venu pour présenter ce qu’il fait habituellement, mais pour montrer que « pour SIFCA, l’agriculture de demain, c’est aujourd’hui ».

« Nous sommes venus pour montrer que nous sommes dans l’innovation, l’adaptation de l’agriculture aux NTIC » à travers le développement du système "SIG", poursuit-il, annonçant toutefois une alternance, tous les trois jours, de la présentation des filières hévéa, huile et sucre.

M. Ouattara laisse alors le soin à Daniel Thomas, directeur géomatique de Comafrique Technologies (filiale de SIFCA), d’expliquer le SIG (Système d’informations géographiques). Celui-ci déclare vendre de la technologie, ce qui apporte beaucoup dans l’agriculture.

Par exemple, le SIG permet le suivi des plantations industrielles et villageoises, de suivre les mouvements des engins, de gérer les ressources humaines et les infrastructures de façon précise. Il ajoute disposer de drones permettant d’avoir des informations détaillées liées à l’exploitation.

Le SARA draine du monde tant au niveau des stands que des activités scientifiques. « La seule fausse note, c’est la chaleur », fulmine un exposant trempé de sueur. C’est que, dit-il, on a transposé en Côte d’Ivoire des stands venus du Maroc où il fait froid, sans chercher à les adapter à notre climat.

En outre, il a été donné de constater des interruptions d’électricité, comme ce fut le cas lors de la cérémonie officielle d’ouverture, vendredi, pendant le discours du ministre ivoirien de l’Agriculture, Coulibaly Mamadou Sangafowa. Et ce, devant les autorités marocaines et ivoiriennes, en l’occurrence le Premier ministre marocain, Abdel-Ilah Benkirane et le Président ivoirien, Alassane Ouattara.

La plupart des participants interrogés espèrent que les organisateurs vont rectifier le tir à ce niveau d’ici la fin du Salon, le 12 avril.

Sourc: AIP

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Leader mondial des services de paiement, Western Union (NYSE: WU) célèbre cette année le 20ème anniversaire de son implantation en Afrique. Au début de cette année d'anniversaire, Aida Diarra, Vice-Présidente de Western Union pour l'Afrique continue sa tournée régionale qui a commencé en Côte d'Ivoire et pendant laquelle elle rencontrera les associés d'affaires de chaque pays. Les perspectives ainsi que les opportunités liées à l'industrie du transfert d'argent seront au cœur des discussions.

« Chez Western Union, nous pensons que les transferts ont un impact positif aussi bien à l'échelle macroéconomique que microéconomique. Nos activités principales visent en effet à promouvoir l'inclusion financière. Que ce soit pour un particulier, une famille ou une petite entreprise, recevoir ou envoyer de l'argent ou des avis de virement au niveau national ou international, et pouvoir y accéder facilement, constitue dans le monde d'aujourd'hui un prérequis essentiel à toute avancée économique. Nos activités se situent à la croisée du transfert d'argent, de la technologie et de la globalisation.

Nous réunissons ces atouts en collaborant avec d'autres entreprises, ainsi que les gouvernements et les collectivités, en continuant à étendre la portée de notre réseau et en introduisant des produits et services innovants.

Une relation étroite et historique avec le Gabon

Avec plus de 120 points de vente au Gabon, Western Union occupe une position clé dans l'écosystème financier du pays. Depuis l'ouverture de sa toute première agence dans le pays en 1997, la société s'est investie dans des associations stratégiques avec des institutions bancaires telles que La Poste, Ecobank, BGFI Bank, BICIG ou United Bank for Africa.

«Avec près de 500 000 points de vente dans plus de 200 pays et territoires, plus de 32 000 points de vente en Afrique et une présence numérique en plein essor, Western Union occupe une position unique lui permettant de mettre à la disposition de tout un chacun, partout un portefeuille de services financiers qui contribuent à supprimer les obstacles économiques et promouvoir une dignité financière totale. En plus des bureaux physiques de nos agents, Western Union a récemment lancé au Gabon le service de transfert sur compte bancaire (ABMT) qui permet de transférer de l'argent en ligne directement sur un compte bancaire » ajoute Aida Diarra.

Transférer de l'argent pour œuvrer en faveur de meilleures conditions de vie

C'est par le biais de la Fondation Western Union que la société a lancé d'importants programmes sur tout le continent africain pour soutenir l'éducation et les efforts d'aide lors de catastrophes naturelles. Ces programmes ouvrent la voie à un avenir meilleur par le biais d'efforts combinés au niveau social. Au Gabon, Western Union a travaillé en partenariat avec l'UNICEF à la mise en œuvre en juillet 2014 d'un projet de réhabilitation sociale des adolescents vulnérables par le biais de la scolarisation, de cours d'alphabétisation accélérée et de la formation professionnelle.

En octobre 2014, Western Union a également associé sa campagne « Rentrée des classes » à une initiative sociale qui a permis de fournir de nouveaux bureaux et bancs à une école locale.

 

Source : AMA

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" Je suis venu prendre ma place au RDR (Rassemblement des républicains, parti au pouvoir). Je m’étais mis en mission, j’étais au Front". Ces propos tenus samedi 4 avril 2015 par Guillaume Kigbafory Soro, président de l’Assemblée nationale, ex-chef de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles qui ont occupé les parties Centre, Nord et Ouest de la Côte d’Ivoire de fin 2002 à avril 2011, feront assurément couler beaucoup d’encre et de salive.

En effet, lors d’un meeting à la Place Inch’Allah de Koumassi, organisé par les militants du RDR de cette commune d’Abidjan-Sud, la deuxième personnalité de l’Etat de Côte d’Ivoire n’est pas passé par quatre chemins pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à créer une rébellion en Côte d’Ivoire.

"Lorsque qu’en 2000, moi Soro Guillaume,  j’ai été traité par un jeune soldat d’étranger lors d’un contrôle sur un pont, alors que quelques années auparavant j’avais dirigé un mouvement estudiantin. J’ai compris ce jour-là qu’il fallait équilibrer les rapports de force. Face à la terreur, nous n’avions pas choix que d’équilibrer les forces", a dit l’homme qui a dirigé d’un bras de fer la rébellion des Forces nouvelles jusqu’à la chute du pouvoir de Laurent Gbagbo dont il fut le Premier ministre de 2007 à 2010 à la faveur des accords politique de Ouagadougou.

"Maintenant que la paix est revenue en Côte d’Ivoire, je reviens prendre ma place au sein du RDR,  mon parti", a-t-il insisté, avant de rappeler : "Hier, les gens avaient peur et honte de se déclarer militants du RDR, mais aujourd’hui, tout le monde veut être RDR, car c’est un parti de gagneurs. Et moi Soro Guillaume, là où je suis,  c’est toujours pour gagner".

 

Armand Tanoh

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Didier Drogba. Un nom qui parle de lui-même. Mais aussi un grand cœur. L’emblématique ex-capitaine des Eléphants footballeurs de Côte d’Ivoire est sans doute en train de gagner un autre grand pari : celui de la charité, avec la sortie de terre du premier hôpital réalisé par sa fondation, qui n’attend que son inauguration.

Un véritable joyau

Cet établissement sanitaire construit sur une parcelle de 800 m², et situé en bordure de la lagune Ebrié dans la commune d’Attécoubé à Abidjan, en face du sanctuaire marial, aura coûté la bagatelle d’un million de dollars, soit plus de 500 millions de FCFA.

Doté d’infrastructures de dernière génération, cet hôpital qui marque la réalisation d’un rêve longtemps caressé par l’attaquant de Chelsea, marque le début d’une série de réalisations de cinq ouvrages similaires à travers la Côte d’Ivoire.   

Petite histoire d’un rêve

En effet, la première idée de Didier Drogba était de bâtir, à Abidjan, un grand hôpital moderne dédié à la santé maternelle et infantile. Mais face aux besoins sans cesse grandissant des populations ivoiriennes en matière de soins, le plus grand buteur de l’histoire des éléphants de Côte d’Ivoire a opté pour une déconcentration de ce projet en cinq hôpitaux à travers le pays. Les localités concernées : Attécoubé (Abidjan, Sud), Yamoussoukro (Centre), Man (Ouest), San Pedro (Sud-Ouest) et Korhogo (Nord). L’ensemble de ces ouvrages devant coûter jusqu’à 2,5 milliards de FCFA au probable futur coach adjoint des blues.

Fiche Technique

L’hôpital Didier Drogba d’Attécoubé, c’est une salle d'échographie, une Protection maternelle et infantile (PMI), une salle de radiographie, un laboratoire ultra moderne, une pharmacie, des salles d'hospitalisation et d’isolement, et bien d'autres services pour soulager les populations ivoiriennes les plus vulnérables, apprend-on auprès des responsables du projet.

Armand Tanoh

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La Commission économique pour l'Afrique (CEA) a lancé à Addis Abeba, les Profils Pays, un outil de qualité sur le développement des pays africains, au cours d’une cérémonie organisée à la veille de la 8ème Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique ouverte dans la capitale d’Ethiopie de lundi à mardi.

« L'Afrique doit pouvoir tenir le discours sur son propre développement, mais elle ne pourra le faire que si elle dispose des données nécessaires. [...] Les Profils Pays de la CEA donneront aux pays membres leur mot à dire dans les discours tenus à leur sujet, ils leur permettront également d'améliorer la prise de décisions en la fondant sur des données concrètes », a indiqué Abdalla Hamdock, secrétaire exécutif adjoint de la CEA.

 

Destinés à soutenir la transformation structurelle des pays africains, et mis en place à la suite de la Conférence des ministres de la CEA qui s'est tenue à Abuja (Nigeria) en 2014, les Profils Pays de la CEA deviendront, une fois consolidés, un nouvel outil de données et de prévision.

 

Ils aideront ainsi les pays à concentrer leurs énergies sur les politiques macroéconomiques et sociales qui leur permettront de concrétiser la transformation structurelle du continent et répondront aux besoins d'une multitude de parties prenantes dont les gouvernements, les investisseurs, les partenaires, les chercheurs, les acteurs de la société civile ou les analystes en leur fournissant une source de données alternative et de qualité.

 

Les Profils Pays permettront d'évaluer, de manière périodique, les performances macroéconomiques et sociales des pays ainsi que les risques potentiels. Ils fourniront également des recommandations pratiques et stratégiques de qualité, produites en partenariat avec les différentes autorités nationales africaines, dont les banques centrales, les instituts de statistiques ou les centres de recherches.

 

« Nous considérons les profils pays comme une contribution à la Révolution des Données : il ne s'agit pas d'une série de portraits statiques des économies, mais d'une analyse du développement effectuée en interaction avec les pays membres », explique Mme Karima Bounemra Ben Soltane, directrice du Bureau Afrique du Nord de la CEA lors d'une présentation effectuée au nom des cinq bureaux régionaux de la CEA.

 

A la différence de publications du même type, les Profils Pays de la CEA seront spécifiquement conçus pour répondre aux besoins de l'Afrique. Ils couvriront des thématiques telles que l'emploi, les ressources naturelles, l'agriculture, le changement climatique ou l'économie verte et mettent l'accent sur les priorités nationales et régionales, telles que l'Agenda 2063 pour le Développement de l'Afrique ou la mise en place de la Zone de Libre Echange Continentale.

 

Ils incluront également et surtout les indices lancés par la CEA dans le cadre de la Révolution des données, dont l'Indice Africain de Développement Social, l'Indicateur de développement et des inégalités entre les sexes ou encore l'Indice d'intégration régionale.

 

Toutefois, si les Profils Pays devraient devenir un outil puissant au service de la croissance nationale et continentale, leur réussite dépendra du soutien de chacun des pays du continent. Les Directeurs régionaux de la CEA pour l'Afrique de l'Ouest, Centrale et Australe, MM. Dimitri Sanga, Emile Adohe et Said Adejumobi ont également participé au lancement.

 

La volonté affichée de la CEA de donner la priorité aux données nationales pour la mise en place des Profils Pays, le rôle de ces documents dans le soutien à transformation structurelle et au renforcement de la capacité des pays à collecter les données ont également fait partie des points importants abordés à l'occasion de cette rencontre.

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 Le directeur général adjoint de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l'Afrique, Bukar Tijanin, a révélé que la peste des petits ruminants menace environ 80% du cheptel mondial, soit près de 2,1 milliards de petits ruminants.
M. Tijani s’exprimait, mardi, à l’ouverture d’une conférence internationale pour le contrôle et l'éradication de la peste des petits ruminants (PPR) organisée par la FAO et l’organisation mondiale pour la santé animale (OIE).
La peste des petits ruminants, qui s'est propagée rapidement au cours des quinze dernières années, est désormais présente dans environ 70 pays, de l'Asie du Sud et de l'Est à l'Afrique et au Proche-Orient, et risque de toucher l’Europe. Elle peut tuer jusqu'à 90% des animaux infectés si les troupeaux ne sont pas vaccinés. La maladie a été découverte pour la première fois en Côte d’Ivoire en 1942, signale-t-on.
La maladie, qui provoque de fortes fièvres, une émaciation rapide et une détresse respiratoire, cause des pertes mondiales annuelles évaluées entre 1,45 et 2,1 milliards de dollars, précise la FAO.
« Les populations de moutons et de chèvres sont d'importantes sources de protéines de qualité, des micronutriments et des vitamines pour des millions de personnes, surtout dans les régions pauvres du globe » a souligné directeur général adjoint de la FAO pour l’Afrique tout en précisant que la PPR n’est pas une zoonose qui peut déclencher directement la maladie chez l’homme.
Pour le ministre ivoirien des ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, les crises successives vécues en Côte d’Ivoire ont provoqué un recul de la productivité et de la compétitivité des produits d’élevage amenant certaines maladies jadis contrôlées dont la peste des petits ruminants   à refaire surface.
Des représentants d’environ 70 pays dont les ministres et les délégués nationaux de l’OIE, les directeurs de la FAO et de l’OIE ainsi que des représentants des organismes donateurs, la communauté scientifique, le secteur privé et la société civile participent à cette session scientifique et technique, durant trois jours, pour discuter et approuver la stratégie mondiale de contrôle et d’éradication et lancer une campagne  mondiale dans ce sens en vue d’éradiquer  la PPR, visant à éliminer le virus d’ici à 2030.

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Le bureau international du travail (BIT) et le gouvernement ivoirien organisent du 07 au 10 avril 2015 à Abidjan,  un atelier tripartite pour promouvoir la ratification de la convention du travail maritime.

Cette rencontre aura pour objectif de valider l’analyse comparative entre la législation ivoirienne en vigueur et les dispositions de la convention maritime en vue de l’adoption par l’assemblée nationale d’un projet de code maritime conforme aux dispositions de convention du travail maritime, indiquent les termes de référence de cet atelier, dont l'AIP a reçu copie mardi.

Ces travaux réuniront des représentants gouvernementaux et des partenaires sociaux.

A T

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Les ministres africains des Finances, réunis de lundi à mardi à Addis Abeba (Ethiopie) à l'occasion d’une Conférence, ont appelé les leaders africains à s'approprier davantage les objectifs d'intégration continentale, rapporte un communiqué de presse distribué par African Media Agency (AMA) pour la Commission Economique pour l'Afrique (CEA).

La cérémonie d’ouverture de la Conférence des ministres s’est déroulée au Centre de conférences des Nations Unies à Addis Abeba, en présence du Premier ministre Ethiopien, Haliemariam Dessalegn, du Président du Rwanda Paul Kagame, de Carlos Lopes, Secrétaire exécutif à la CEA, de Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission Africaine et El Moctar Djay, ministre mauritanien des Finances. 

A cette occasion, les ministres des Finances ont présenté un appel fort aux décideurs pour qu'ils encouragent davantage l'industrialisation. Pour y parvenir, ils ont appelé à renforcer l'intégration, réduire la dépendance vis-à-vis des acteurs externes, et à s'approprier davantage le projet africain commun, conformément aux objectifs de l'Agenda 2063 et au plan d'action de l'Union Africaine.

Ils ont également souligné la nécessité de parvenir à une position africaine commune en vue de la troisième Conférence sur le Financement du Développement, de COP21 et des Objectifs de Développement social post 2015. 

Une Afrique unie requiert une collaboration urgente pour la mise en place de l'intégration régionale et la volonté politique de concrétiser cette dernière, a annoncé dans son discours d'ouverture le Président Kagame, soulignant l'importance de compter sur soi et la nécessité de mieux utiliser les ressources domestiques.

Réitérant ce sentiment, M. Dessalegn a déclaré que le financement de l'Agenda de développement pour la transformation nécessitera des ressources importantes. « Pour y parvenir, il est impératif que les ressources disponibles soient utilisées de manière plus efficace et stratégique, de manière à ce qu'elles servent de catalyseur pour un financement supplémentaire provenant des secteurs officiels et privés », a-t-il recommandé. 

Quant à Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la CEA, il a souligné la nécessité d'établir un lien entre l'industrialisation et le commerce pour satisfaire les besoins de l'Agenda 2063.

"Durant les 15 dernières années, nous avons assisté à des niveaux de croissance relativement élevés, tirés par un super cycle des matières premières et une forte demande interne émanant d'une classe moyenne en expansion. L'Afrique dépend encore des produits primaires pour le gros de ses recettes d'exportation", a-t-il dit.

Pour lui, il existe aujourd'hui un large consensus selon lequel, en l'absence d'économies diversifiées, l'Afrique restera exposée à des chocs exogènes et prisonnière du paradoxe de taux de croissance élevés coexistant avec des taux importants de chômage et de pauvreté extrême. 

"Les facteurs clés qui limitent le commerce et l'industrialisation en Afrique sont liés à l'étroitesse de la base de production et d'export de l'Afrique, qui est dominée par des produits à valeur ajoutée réduite telles que les matières premières ou les produits de base. Cela est amplifié par le coût très élevé des échanges, des tarifs douaniers et des barrières non tarifaires importants qui limitent le commerce intra Africain et l'accès de l'Afrique aux marchés internationaux", a poursuivi Carlos Lopes.

"Nous n'avons pas d'autre choix que d'augmenter notre part des exports mondiaux. Alors que dans les années 1970 l'Afrique représentait 4,99% du commerce mondial et l'Asie de l'Est 2,25%, en 2010, nous étions tombés à 3,33% tandis que l'Asie de l'Est avait bondit à 17,8%", a-t-il rappelé.

Pour sa part, le Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l'Union Africaine, a appelé à une révolution des savoir-faire pour faire concrétiser l'Agenda 2063. "Beaucoup de gens disent que l'Agenda 2063 est trop ambitieux… Ce sont nos peuples qui concrétiseront l'Agenda 2063, nous devons donc investir en nos peuples", a-t-elle lancé.

La session s'est terminée sur un appel du Président Kagame, qui a appelé les participants à réaliser l'urgence de la situation. "Nous avons décidé où nous voulons être dans 50 ans. Il semble que nous avons tout ce qu'il faut pour réaliser les objectifs de l'Agenda 2063 à part le sentiment de l'urgence de la situation », a-t-il conclu.
Source : AIP

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La capitale économique ivoirienne, Abidjan, abritera du 15 au 17 juin la première édition du Forum international des finances d’Afrique Subsaharienne (FIFAS 2015), destiné à mobiliser les acteurs de ces secteurs à travers des réflexions sur des solutions innovantes pour mieux accompagner la croissance des pays africains par le financement des secteurs privés et publics.

Ces assises initiées par BNI Gestion, Finafrique et l’agence de notation Bloomfield investissement corporation vise à "rendre optimale la relation entre les acteurs à fort taux de capitaux et ceux en besoin de capitaux", a expliqué la directrice générale de BNI Gestion, Fatoumata Sakandé-Cissé, lors d’une conférence de presse, mardi à la maison des Entreprise d’Abidjan.

Pour Mme Sakandé-Cissé, qui co-animait cette conférence avec le PDG de Bloomfield investissement corporation, Stanislas zézé, et le directeur exécutif de Finafrique, Fabrice-Kom Tchuente, ce rendez-vous de la finance africaine s’adresse à toutes les entités susceptibles d’offrir ou de rechercher des financements, notamment les banques, les maisons d’assurances, les PME, les collectivités locales, les microfinances.

"Les collectivités locales, par exemple, peuvent aller sur les marchés financiers pour lever des fonds, afin de financer leurs projets ; une collectivité doit fonctionner comme une entreprise, et ce forum sera une occasion pour les collectivités ivoiriennes de venir s’inspirer de tous les modèles innovants de financement dont ils peuvent bénéficier", ont fait savoir les conférenciers.

Des questions majeures dont la finance islamique, la microfinance, la microassurance, la finance participative, seront abordées par des experts lors du FIFAS 2015, "pour permettre de réduire l’asymétrie  d’information, mais aider les participant à réduire le coût de leurs emprunts", ont-t-il ajouté.

Quelque 350 participants issus d’une vingtaine de pays sont attendus à ce forum, dont l’enjeu principal se résume à son thème, à savoir "créer un modèle financier africain".

Armand Tanoh, avec AIP

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Le financement de la transformation de l'Afrique, l'intégration régionale, la révolution des données, Ebola et le changement climatique parmi les thèmes qui seront débattus 

 

 

Pendant une semaine, des leaders africains dont leurs Excellences MM. Haliemariam Dessalegn, Premier Ministre de l'Ethiopie, Paul Kagame, Président du Rwanda et Uhuru Kenyatta, Président du Kenya se réunissent du25 au 31 mars à Addis Abeba, capitale de l'Ethiopie, à l'occasion d'une conférence. Ils seront rejoints par plusieurs Présidents africains venus assister aux rencontres annuelles du COMESA et qui projettent de prolonger leur séjour pour participer à la Conférence des Ministres organisée dans le cadre de la réunion ministérielle annuelle de la Commission Economique pour l'Afrique des Nations Unies. 

Cette rencontre rencontre aura cette année pour thème principal l'Agenda 2063, la vision de l'Union Africaine qui a mené à sa mise en place et le plan d'action pour sa réalisation. Les thématiques abordées comprendront notamment le financement de son application, afin de parvenir à une position ministérielle commune en vue de la Conférence sur le Financement du développement prévue en juillet 2015 à Addis Abeba, au lendemain du consensus de Monterrey. 

Plusieurs évènements sont prévus ce weekend en marge de la Conférence des Ministres, et plus de 1000 délégués sont attendus à l'occasion de cette rencontre, dont plus de 40 ministres africains des finances, de la planification et du développement et 30 gouverneurs de banques nationales. Les débats porteront sur des problématiques nombreuses et aussi diverses que l'intégration régionale, le financement de l'économie verte, la révolution des données. A cette occasion, la CEA procédera également au lancement de ses profils pays, un outil qui fournira des analyses pour chaque pays du continent, et concentrera les éclairages les plus complets à ce jour sur les pays africains. 

Les données et prévisions présentées dans le cadre des profils pays ont pour but d'aider les pays africains à réorienter leurs énergies vers les politiques macro-économiques et sociales qui permettront de concrétiser la transformation structurelle du continent. Ils fourniront des évaluations périodiques des performances macroéconomiques et sociales, et des recommandations pratiques et stratégiques aux instances nationales et régionales : « Ces documents fourniront un aperçu unique des défis et des opportunités liés à la transformation structurelle », explique ainsi M. Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la CEA.

Toujours dans le cadre de cette rencontre, M. Donald Kaberuka, Président de la Banque Africaine de Développement, a été invité à initier le cycle des conférences Adebayo Adedjeji, nommées ainsi en l'honneur d'un ancien Secrétaire exécutif de la CEA. 

Selon les organisateurs de la conférence, il est nécessaire de s'approprier l'Agenda 2063 en l'intégrant dans les plans d'actions stratégiques nationaux et régionaux : bien que ce programme ne soit pas le premier cadre de développement mis en place à l'échelle continentale, ce dernier diffère des précédents dans la mesure où il vise à promouvoir un développement inclusif et où il est mené par des Africains, à la suite de consultations intenses avec les parties africaines concernées. 

 

Source : AMA

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