LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN - Contenu
Armand Tanoh

Armand Tanoh

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La compagnie congolaise Equatorial Congo Airlines (ECAir), étend la toile de ses dessertes à travers le monde. Désormais, l’entreprise relie Brazzaville à onze destinations, annonce un communiqué dont copie a été transmise à La Diplomatique d’Abidjan par APO. Les avions d’ECAir parcourent, chaque jour, trois réseaux, à savoir un réseau domestique (Pointe-Noire et Ollombo), un réseau régional ( Kinshasa (navette fluviale), Libreville, Douala, Cotonou, Bamako, Dakar, et un réseau international ( Paris, Dubaï, Bruxelles (en continuation depuis Paris).

Les vols vers Bamako et Dakar sont exploités en Boeing 757-200, d’une capacité de 148 sièges (16 en Business et 132 en Economy) jusqu’au 1er juin, puis en 737-700 (12 sièges en Business et 112 sièges en Economy). Ces deux nouvelles destinations complètent l'offre d’Equatorial Congo Airlines, qui dessert déjà sur le réseau régional, Cotonou (Bénin), Douala (Cameroun), Libreville (Gabon) et Kinshasa (RDC).

La nouvelle desserte Brazzaville-Dakar via Bamako offre de nouvelles opportunités aux voyageurs d’affaires et de loisirs du Sénégal et du Mali qui pourront rejoindre le réseau d’ECAir sans difficulté via son hub de Brazzaville, particulièrement pour les destinations telles que Paris, Dubaï, Kinshasa, Cotonou…

« L’ouverture des lignes (Libreville, Dakar, Bamako) est la concrétisation de nos efforts dans le but de connecter les capitales économiques africaines entre elles et au reste du monde, indique Fatima Beyina-Moussa, Directrice générale d’ECAir et Présidente de l’Association des compagnies aériennes d’Afrique (AFRAA). Nous allons poursuivre notre développement avec l’ouverture des prochaines destinations (Yaounde, Abidjan, Bangui, N’Djamena et Beyrouth). Tout ceci est possible parce que nous disposons avec Maya-Maya, d'un des aéroports les plus modernes d'Afrique, avec une large capacité d'accueil. Nous bénéficions ainsi de la vision dont ont fait preuve le Président de la République, SEM Denis Sassou Nguesso et son gouvernement lorsqu'ils ont investi significativement dans la construction et la modernisation des infrastructures aéroportuaires du pays.»

Afin de de séduire de nouveaux passagers, ECAir mise sur son identité africaine, ses tarifs attractifs, ses avions fiables aux normes internationales, son personnel dynamique, qualifié et compétent. En outre, la compagnie dispose d’un des meilleurs programmes de fidélité d’Afrique, « Mboté », qui regroupe près de 30 000 membres.

Encadré

Les prix d’ECAir :

Brazzaville-Bamako : à partir de 263 000 XAF (400 euros) TTC AR.

Brazzaville-Dakar : à partir de 382 000 XAF (582 euros) TTC AR.

Brazzaville-Paris : à partir de 450 000 XAF (686 euros) TTC AR.

Armand Tanoh

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Après 15 années d’interruption, le Salon de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA 2015) va se tenir du 02 au 12 avril à Abidjan, autour d’activités d’ordre promotionnel, scientifique, commercial et médiatique.

D’après la Note conceptuelle de la 3ème édition du SARA transmise à l’AIP par le ministère de l’Agriculture, le Salon porte sur le thème "Promotion de l’investissement agricole durable", avec pour slogan "le SARA 2015, le Rendez-vous de l’Agri-business".

Cette édition se veut majestueuse à tous points de vue, selon les dires du ministre de l’Agriculture, Coulibaly Mamadou Sangafowa, qui l’a réitéré au cours de ses différentes rencontres préparatoires avec des corps constitués (diplomates, entreprises, administration territoriale) et visites du site vierge choisi vers l’aéroport international d’Abidjan, pour abriter le Salon.

Le SARA 2015 réunira des acteurs de toutes tailles, locaux ou internationaux du secteur agricole, des ressources animales et halieutiques, des eaux et forêts, de l’agro-industrie et de l’écotourisme. De ce fait, l’objectif général visé est de leur offrir une plateforme de rencontre et d’échanges sur les opportunités d’investissement dans le secteur agricole.

Aussi, un panel sur le thème "Promotion de l’investissement agricole durable" sera-t-il animé jeudi après-midi lors des Assises du SARA, par le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan et son homologue du Maroc, Abdel-Ilah Benkiran, ainsi que le directeur général de la FAO, le vice-président de la BID et un représentant de la BAD ou de la Banque mondiale.

Au cours de ces Assises, seront présentés l’état de la mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole (PNIA 2012-2016); les opportunités d’investissements dans le secteur agricole, les nouvelles orientations de l’UA et du NEPAD pour la mise en œuvre de la phase 2 des PNIA.

Des conférences et ateliers thématiques seront organisés pendant toute la durée du Salon. L’opportunité sera ainsi offerte aux participants professionnels d’échanger sur les thèmes à la fois transversaux et spécifiques au secteur.

Sept problématiques spécifiques ont été identifiées et portent sur les sous-thèmes "L’investissement public et privé dans le secteur agricole",  "L’efficacité de l’aide au développement dans le secteur agricole", "La création d’une bourse des matières premières agricoles : outil de développement du secteur agricole", "Le financement des exploitations agricoles et l’assurance agricole", "La formation et la recherche agricoles", "Les environnements commerciaux des produits agricoles (TEC, APE,…)" et "Valorisation des produits agricoles et gestion des exploitations forestières : faisabilité et rentabilité".

Il est de même prévu des expositions sur un site aménagé, présentant tous les aspects de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, des eaux et forêts, de l’agro-industrie et de l’écotourisme.

Des espaces réservés seront dévolus aux sponsors, aux institutions (universités, centres de recherche,….), aux étudiants et aux particuliers. Neuf pôles ont été identifiés pour ce faire, à savoir "Régions et Districts"; "Institutionnels et Sponsors"; "International"; "Produits du terroir "; "Produits"; "Agrofournitures"; "Nature et Vie et forêts"; "Machinisme"; "Elevage".

Le grand public aura accès à l’ensemble de ces pôles après achat d’un ticket d’entrée. Il pourra alors y acheter des produits agricoles à prix étudiés et dans des conditions sanitaires optimisés, dans un espace dénommé le « SARA MARKET ».  

Des activités de promotion, des rencontres d’affaires, des visites de sites, des activités médiatiques sont aussi programmées pour la réussite du SARA 2015.

Ce grand rendez-vous d’affaires pour l’ensemble des acteurs des secteurs concernés, fonctionnera sur un modèle d’autofinancement. Ce, à travers les recettes de commercialisation des espaces physiques et promotionnels, et des tickets d’entrée.

Les deux premières éditions du SARA se sont déroulées respectivement en 1997 et 1999. L’ouverture officielle du Salon est toutefois prévue vendredi, pour 10 jours d’intenses activités autour de la problématique du secteur agricole global.

A T, avec AIP

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Dans un entretien accordé à la chaine française Africa 24, Aliko Dangote a livré sa vision des pays africains francophones : « Vous avez dû lire les difficultés qu’on a pu avoir au Sénégal à cause d’un concurrent qui était français alors que nous sommes anglophones. Mais tout cela est dernière nous car les difficultés ne nous arrêtent pas, nous aimons les défis », a confié le milliardaire nigérian à propos de la construction de sa cimenterie au Sénégal.

 

Pour M. Dangote, le problème des pays africains francophones, c’est qu’ils n’ont pas assez de prise sur leurs propres économies : « La différence qu’il y a entre les pays francophones et le Nigeria est que nous avons pris notre destinée en main, nous contrôlons l’économie de notre pays. Je m’excuse auprès des personnes à qui cela pourrait déplaire, mais au Nigéria, nous contrôlons notre économie, ce qui n’est pas le cas de la plupart des pays francophones où les nationaux n’ont aucune emprise sur leur économie. Ces économies sont contrôlées par des étrangers qui parfois dictent leurs conditions aux gouvernements et à tout le monde.»

 

Mais l’homme d’affaires a tenu à nuancer ses propos en précisant qu’il a également rencontré des difficultés similaires en Tanzanie et, a contrario, qu’il a reçu au Cameroun un accueil excellent, notamment de la part du chef de l’Etat et de tous les ministères concernés.

 

Source: agenceecofin

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Les conflits entre agriculteurs et éleveurs en Côte d’Ivoire en général et particulièrement dans la partie septentrionale du pays, où leur récurrence est avérée depuis quelque 30 ans, sont une menace sur la paix et la cohésion sociales, au regard des acteurs impliqués, au nombre desquels des bergers de troupeaux transhumants.

 L’indispensable nécessité de l’agriculture et de l’élevage pour assurer la sécurité alimentaire

Les agriculteurs et les éleveurs sont deux acteurs indispensables pour la sécurité alimentaire des populations ivoiriennes, même si  l’élevage reste une activité secondaire avec une contribution de 3% au PIB (Produit intérieur brut).

La croissance rapide de la population (3,8% selon le recensement de 1999) a induit un déficit en protéine animale. Dans les années 2000, la production en viande était estimée à 56 000 tonnes et couvrait seulement 56% de la demande nationale selon une étudede Dr Walter  KRA Sociologue Consultant.

D’où la promotion de l’élevage de bovin, volaille, porc et petits ruminants. Dans le Nord du pays, l’élevage des bovins, plus pratiqué, met à mal l’agriculture, notamment les cultures pérennes (anacarde et coton), les cultures vivrières (riz, manioc, maïs, igname, arachide), et des cultures maraîchères (gombo), au point se susciter des conflits récurrents opposant des communautés autochtones et allogènes.

La crise militaro-politique du 19 septembre 2002 a favorisé l’afflux massif des éleveurs et bouviers et exacerbé les antagonismes entre agriculteurs et éleveurs  

A la faveur de la crise militaro-politique du 19 septembre 2002, les tensions entre agriculteurs et éleveurs ont été exacerbées par l’afflux et l’occupation des zones de Tienko, Minignan, Bako, Kaniasso, Odienné, Séguelon par des troupeaux transhumants venant des pays limitrophes.

Selon des éleveurs, l’on dénombre plus de 36 000 têtes de bœufs dans les régions du Kabadougou et du Folon. 

Les éleveurs qui sont rattachés à un terroir et qui y vivent avec leurs troupeaux sont dits sédentaires. Ils font partie de cette classe des éleveurs qui vivaient avec les villageois bien avant la crise et qui ont un cheptel de taille moyenne.

 Il y a aussi des bouviers qui sont arrivés à la faveur de cette crise et qui ont pu négocier et obtenir un village d’accueil. Ces derniers conduisent leurs troupeaux en divagation dans la journée et retournent le soir au village. Ils travaillent pour des propriétaires qui sont souvent des hommes d’affaires ou de grands commerçants à Odienné.

 Les bouviers nomades ne sont pas souvent propriétaires d’animaux, et travaillent pour de gros éleveurs ayant plusieurs troupeaux et installés en ville. A la différence de ceux de la première catégorie, ils ne sont rattachés à aucun village et « tournent » continuellement dans la région. Les dégâts de nuit sont souvent causés par ces derniers et il est parfois difficile de les retrouver ou de prouver l’implication de leurs troupeaux dans les dégâts des champs.

Les éleveurs transhumants, quant à eux, traversent la zone d’Odienné avec une possibilité de séjour, souvent de quatre mois. L’absence de pâturage dans les pays sahéliens oblige les éleveurs à descendre vers le sud en attendant le retour de la saison des pluies dans leurs pays d’Origines.

Mais la crise a créé des conditions d’installation de certains transhumants en côte d’Ivoire et particulièrement à Odienné. Ceux qui passaient d’habitude suivant les axes Odienné-Man ou Odienné Séguéla via Touba ont tendance à se sédentariser.

De nombreux conflits ouverts ou latents

D'août 2014 à février 2015 le comité de facilitation installé par le sous-préfet d'Odienné a réglé 93 conflits sur 276 enregistrés pour des paiements de dommages et intérêts de plus de six millions en moins d’un an d’existence.

Les conflits agriculteurs et éleveurs naissent du saccage ou la destruction par de nombreux troupeaux, de jour comme de nuit, des exploitations agricoles sur leur passage.

La destruction porte généralement sur les cultures pérennes (anacarde et coton), les cultures vivrières (riz, manioc, maïs, igname, arachide), et des cultures maraîchères (gombo).

En représailles à ces dommages, les agriculteurs procèdent à l’abattage des animaux et au déguerpissement des éleveurs et bouviers des villages.

 A titre d’exemple, l’on relève l’affrontement entre éleveurs et agriculteurs à Odienné en avril 2014 suite à l’abatage de plusieurs têtes de bœufs dans un parc. Ce conflit a provoqué une grève des bouchers et donc une pénurie de viande sur les marchés d’Odienné.

A Bako, un affrontement entre agriculteurs et éleveurs a conduit à la mort d’au moins deux personnes et d’importants dégâts.  A Séguélon, plusieurs plaintes ont été enregistrées par le préfet  pour dévastation de cultures dans les villages de Lillé, Lingoho et à l’abatage de bœufs.

Les principales causes

Il y a la divagation des animaux, la transhumance sauvage des bêtes, la marche des troupeaux d’une zone ou d’une localité à une autre ; ce qui constitue de jour comme de nuit une violation de la législation sur la transhumance.

Il s’agit, en effet, du décret n° 96-431 du 3 juin 1996, pris par l’ex-président Henri Konan Bédié, portant réglementation du pâturage et des déplacements du bétail et la révision du décret n° 96-434 fixant les principes d’indemnisation des préjudices causés à des animaux d’élevage.

 Celles-ci (la divagation et la transhumance) s’expliquent par l’insuffisance, voire l’absence de parcs à bétail ou de zones exclusives d’élevage liée, entre autres, au refus des paysans de donner des parcelles pour la construction desdits parcs. A cela, il faut également ajouter l’insuffisance de bouviers pour encadrer les vastes troupeaux, et par ricochet l’utilisation des enfants en qualité de bouviers ; ce qui  réduit les capacités d’encadrement du bétail, l’implantation désordonnée des exploitations agricoles qui favorise l’émergence de conflits entre les agriculteurs et les éleveurs.

 Il s’agit, entre autres, de l’installation des champs a proximité des couloirs de transhumance, de l’absence de zones exclusivement réservées aux activités agricoles, de la disposition des parcelles agricoles, notamment sur les voies de passage des animaux et près des parcs ou des points de breuvage, de la dispersion des parcelles de petite taille, et de la non-sécurisation des récoltes.

La corruption qui se développe entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des conflits. Ceux-ci, en effet, ne font pas preuve de sincérité, et donc n’inspirent pas confiance. Ils rechercheraient des profits individuels au détriment de la résolution durable des cas de conflits qui se déclarent.

Par exemple, bien que les paysans n’acceptent pas les bœufs dans leur région, certains chefs de villages favorisent, à l’insu des villageois et au mépris du droit foncier rural, l’installation des éleveurs moyennant de l’argent.

En outre, les dommages et intérêts exigés suite aux dégâts de cultures sont jugés non proportionnels au coût des intrants et autres produits utilisés dans le traitement des champs. Selon des agriculteurs, certains éleveurs, sachant que les dommages et intérêts sont dérisoires, dévastent souvent volontairement les champs des agriculteurs, « d’où le slogan, pauvre a toujours tort » car les éleveurs sont considérés comme les plus nantis.

Enfin, il convient de noter des difficultés des comités de règlement des litiges à accomplir pleinement leurs missions sur le terrain. Ces difficultés sont essentiellement liées à l’insuffisance des ressources financières de ces comités et l’ignorance des membres quant aux textes qui régissent la transhumance.

Des répercussions des conflits au plan économique et social

 Les conflits entre agriculteurs et éleveurs ont des conséquences au plan économique et social.

Aur plan économique, ils affectent le développement de l’agriculture qui constitue la base de l’économie de la région. De ce fait, ils contribuent à accentuer la pauvreté à travers la réduction des productions agricoles et des revenus des paysans. De même, on observe des pertes financières chez les éleveurs ainsi que la réduction de leur cheptel ; ce qui accroît le déficit en viande au niveau local et national.

Au plan social, les conflits entre agriculteurs et éleveurs mettent à mal la cohésion entre ces acteurs qui partagent le même espace d’activité, la terre. Les heurts fréquents constituent, en effet, un facteur de fragilisation de la cohésion sociale et d’émergence des sentiments de haine et de vengeance. Il ya en outre une sorte d’affection et d’humiliation chez les victimes. 

La prévention et le règlement des conflits passent par l’application stricte de la loi

Le défi pour un règlement durable des conflits entre agriculteurs et éleveurs pour sauvegarder la paix  et la cohésion sociales entre les populations de la région d’Odienné passe par  l’application effective du Décret n° 96-431 du 3 juin 1996, portant réglementation du pâturage et des déplacements du bétail et la révision du décret n° 96-434 fixant les principes d’indemnisation des préjudices causés à des animaux d’élevage, la promotion des droits de l’homme dans les zones de conflits comme Odienné. La révision des taux d’indemnisation étant jugés trop insignifiants par des agriculteurs, il importe de les revaloriser.

Cela devra se concrétiser par  la création de zones pastorales propices, où l’agriculture ne sera pas pratiquée, amener les éleveurs à ne plus se déplacer nuitamment et à respecter les couloirs réservés au animaux et procéder à leur recensement, afin de maitriser les cheptels dans la région d’Odienné.

 Il faut en outre promouvoir chez les agriculteurs et les éleveurs des pratiques et comportements susceptibles de réduire voire annihiler les risques de conflits comme les renforcements des capacités des agriculteurs et éleveurs, la tenue de dialogue communautaire pour emmener les principaux acteurs à s’impliquer dans la recherche des solutions.  Amener les autorités coutumières à informer et à impliquer effectivement la population et les autorités administratives dans les projets de création d’élevage de bovin ou d’installation des éleveurs  dans les villages.

 

Un dossier de l’AIP

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Une équipe d'experts de Havas Sports Entertainment, spécialisée dans la communication sportive, séjournera, dès ce lundi, à Abidjan, en vue de faire une analyse de la vie sportive, et proposer des recommandations opérationnelles visant à professionnaliser le sport, notamment dans huit disciplines, à savoir l’athlétisme, le basketball, la boxe, le judo, le Taekwondo, le rugby, le handball, et le football.

Selon une note du ministère des sports, les émissaires du groupe Havas devront mettre à profit leur séjour de 72 heures pour mener une étude sur la professionnalisation du sport en Côte d'Ivoire en collaboration avec le Bureau national d'études techniques et de développement (BNETD).

Ils devront procéder à l'élaboration de recommandations à traduire en plan d'action opérationnel dont la mise en œuvre devra contribuer à consolider et promouvoir le rayonnement sportif de la Côte d'Ivoire et favoriser son attractivité économique tout en renforçant la cohésion sociale, précise la note.

En un mot, le travail des experts consiste à faire une étude approfondie de l'existant et des propositions d'amélioration. Ce qui pourrait amener les experts à faire un audit des diverses composantes du sport en Côte d'Ivoire pour établir un bilan diagnostic, faire une analyse comparative de la politique sportive de la Côte d'Ivoire avec celle d'autres pays en termes d'organisation, de fonctionnement et aussi de management.

Il faudra ,en autres, aux experts européens proposer un plan de communication et de promotion de la nouvelle politique sportive tant au niveau national qu'international, et un système de suivi - évaluation du plan d'action.

Cette démarche précise-t-on, s’inscrit dans la volonté  du ministre de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, Alain Lobognon, de voir les sportifs jouir pleinement de leur travail.

Armand Tanoh

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Prévue du 24 au 28 mai 2016 à Bàvaro, Punta Cana, en République Dominicaine, la 3èmeConférence mondiale sur le cacao a été officiellement lancée jeudi à Abidjan, en marge de la 91èmesession ordinaire du Conseil de l’Organisation internationale du cacao (ICCO).

« La République dominicaine est un endroit idéal pour la troisième édition, non seulement parce qu’elle offre des installations parfaites pour tous les aspects de la Conférence, mais aussi parce qu’elle s’est peu à peu affirmée comme le producteur d’un des meilleurs cacaos du monde », justifie le directeur exécutif de l’ICCO, Dr Jean-Marc Anga, dans un document publié à cet effet.

Le secteur cacaoyer dominicain étant bien développé et organisé, Dr Anga estime que la réussite du pays dans ce domaine pourrait être un bon exemple de développement de la chaîne de valeur du cacao.

La Conférence mondiale sur le cacao qui constitue l’unique forum cacaoyer mondial, vise, pour cette 3èmeédition, à « bâtir des ponts entre les producteurs et les consommateurs ».

Le discours d’inauguration sera prononcé par le Président de la République Dominicaine, Danilo Medina Sànchez.

Les thèmes abordés sont "Evolution des tendances en matière de production, consommation et commerce mondial"; "Progrès de la mise en œuvre de l’Agenda global du cacao : mises à jour des principaux pays producteurs et de l’industrie"; "Ajout de valeur du cacao : différenciation, spécialités et image de la marque"; "Améliorer la cacaoculture et accroître les revenus des exploitants : élargir l’accès aux intrants, à la finance et à l’information"; "Information sur les bienfaits du cacao" et "Instruments financiers et d’assurance pour la gestion du risque dans toute la chaîne de valeur".

Plus de 1000 participants de la chaîne de valeur du cacao y sont attendus, notamment les plus hauts représentants des pays producteurs et consommateurs, de l’industrie du cacao et du chocolat, des ONG et de tous les autres acteurs importants mondiaux traitant régulièrement des questions liées à la production, au commerce et à la transformation du cacao ainsi qu’à la fabrication et à la consommation du chocolat.

La Conférence prévoit de créer de nouvelles opportunités d’échanges ainsi qu’une série de forums spécialisés et de séances de mise en réseau, afin de réunir les différents acteurs du commerce et de l’industrie pour renforcer les partenariats existants et en créer de nouveaux.

Le principal objectif de la Conférence est d’examiner les problèmes qui se posent dans l’ensemble de la chaîne de valeur du cacao, déterminer l’état d’avancement de leur résolution et fixer de nouveaux objectifs de progrès à l’avenir.

La 3èmeConférence mondiale du cacao qui aura lieu au Barcelo Bavàro Convention Center de Punta Cana, succède à celles Abidjan (Côte d’Ivoire, 2012) et Amsterdam (Pays-Bas) en 2014.

 

Armand Tanoh, avec AIP

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Le directeur Afrique de l'Ouest, plate-forme de réservation d'hôtel en ligne en Afrique, Xavier Starkloff  a procédé au lancement de la deuxième phase de l'opération du meilleur prix garanti sur l'ensemble de ses hôtels sur le continent, au cours d'une conférence de presse le jeudi 26 mars 2015, dans les locaux de l’entreprise au plateau.

« Nous sommes convaincus qu'avec des tarifs de chambre d'hôtel accessibles à tous, le nombre de voyageurs augmentera sur le continent », a-t-il dit.

Ce site de réservation d'hôtel est présent dans plus de 36 pays du continent avec plus de 20 000 hôtels en Afrique et 200 000 hôtels dans le monde. Il faut préciser qu'une équipe professionnelle se charge de faire l'inventaire, vérifier le confort, la sécurité et la propreté de ces hôtels avant de les proposer.

 

Izoudine Youssef

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Conformément à la croissance économique prévisionnelle de l'Afrique subsaharienne (ASS) estimée à 4,9 %1 cette année, soit deux fois plus que celle des économies avancées (2,4 %) (1), DHL Afrique subsaharienne s'attend à ce que 2015 soit une année de croissance pour le secteur logistique sur le continent africain. Cette croissance devrait être fortement stimulée par l'augmentation de la demande des consommateurs et par le développement rapide du secteur du commerce électronique.

Telle est la teneur des propos qu'a tenus Charles Brewer, directeur général de DHL Express Afrique subsaharienne, alors qu'il s'exprimait sur les résultats annuels du groupe Deutsche Post DHL publiés en mars. Le groupe DPDHL a terminé l'année 2014 avec un chiffre d'affaires de 56,6 milliards d'euros, en hausse de 3,1 % par rapport à 2013. Selon lui, l'intérêt accru qu'a porté l'entreprise au commerce électronique et aux marchés émergents, notamment africains, a permis au groupe de progresser en termes de volume et de chiffre d'affaires en 2014.

Un nouveau rapport publié par yStats.com(2) a révélé que bien que l'Afrique soit en retard par rapport à d'autres régions en matière de développement de l'infrastructure en ligne, les ventes du commerce électronique de détail (B2C) devraient progresser pour se compter en milliards d'euros à deux chiffres au cours des trois prochaines années.

M. Brewer a déclaré que, dans ce contexte, l'un des principaux objectifs de DHL Afrique subsaharienne pour 2015 est de renforcer la connectivité, à la fois sur le continent et à l'échelle mondiale. Selon lui, cette démarche sera essentielle pour répondre au marché du commerce électronique qui est en plein essor sur le continent et contribuer à dynamiser la croissance.

« Le marché du commerce électronique B2C est en plein essor en Afrique en raison du développement et de l'accessibilité de la technologie sur le continent. Les grandes entreprises ne sont donc plus les seules à avoir besoin d'utiliser des services de logistique et de livraison. Cela concerne également les consommateurs individuels et les petites entreprises. Notre objectif est de développer les infrastructures nécessaires en Afrique pour rendre le marché mondial plus accessible. Notre stratégie d'expansion agressive nous a permis d'augmenter notre présence sur le marché de détail de 300 à plus de 3 800 points de vente en à peine 3 ans. »

M. Brewer est convaincu que le commerce intra-africain continuera à progresser en 2015 et à améliorer la croissance enregistrée par le groupe en 2014. « Il existe plusieurs zones économiques en plein essor dont l'objectif est de mieux connecter la région. Les progrès récents et rapides enregistrés par la Communauté de l’Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda et Burundi) illustrent bien cette évolution. Les États membres de la CAE travaillent d’arrache-pied pour développer un certain nombre de zones critiques et de stimulation des échanges, afin par exemple d'améliorer les infrastructures routières, portuaires et ferroviaires, et surtout l'environnement frontalier des douanes. Ces États ont en outre récemment instauré un visa commun pour la région. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Communauté économique africaine (CEA) sont d'autres excellents exemples », ajoute Charles Brewer.

M. Brewer renvoie aux statistiques d'International Data Corporation (IDC), qui prévoient un resserrement du commerce intra-africain en 2015, encouragé par des initiatives TIC telles que des systèmes de paiement, des initiatives d'inclusion financière et des paiements transfrontaliers.

« Si les marchés au sein de l'Afrique offrent de nombreuses opportunités, ils représentent également des défis. Le sous-développement des infrastructures, le manque de connectivité aérienne et les incohérences douanières sont autant de problèmes très concrets susceptibles de freiner la croissance sur le continent. Ceci dit, la situation s'améliore, et un nombre croissant de pays reconnaissent qu'il leur faut trouver des moyens de rendre leurs marchés accessibles et plus ouverts à la réalisation d'affaires commerciales. Nous allons poursuivre notre stratégie d'investissement et d'expansion agressive sur le continent, avec plusieurs améliorations prévues pour 2015, telles que des scanners de smartphones de pointe pour améliorer nos capacités de suivi. »

« Nous sommes fermement convaincus que l'Afrique est l'endroit où il faut être et qu'elle offre des opportunités de croissance infinies. Notre objectif est d'encourager cette croissance grâce à des investissements et des programmes stratégiques pour rendre le marché mondial plus accessible. Nous nous engageons à connecter l'Afrique au monde et le monde à l'Afrique », conclut M. Brewer.

 Serge Akou avec APO

 

 

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Plus de 350 hauts responsables de la santé de Chine et d’Afrique, dont des représentants des gouvernements, des universitaires ainsi que des représentants du secteur privé et d’organisations internationales, se sont réunis cette semaine à Pékin dans le cadre de la 5e Table ronde internationale sino-africaine sur la coopération pour la santé.

 

D’après un communiqué de presse distribué vendredi par l’Organisation de la presse africaine (APO) pour Global Health Strategies (GHS), cette rencontre visait à explorer les moyens de tirer parti des ressources et des expériences des deux pays pour favoriser le développement en matière de santé.

 

Les participants ont publié Les Recommandations Stratégiques de Beijing, un document qui présente dans les grandes lignes la manière dont la coopération intercontinentale peut être renforcée afin de parvenir à un impact durable, tout en mettant l’accent sur le thème de la contribution à la couverture médicale universelle et du développement de l’accès aux médicaments essentiels.

 

S’appuyant sur des décennies d’efforts communs dans le domaine de la santé, ce document appelle à un approfondissement du dialogue entre les acteurs chinois, africains et internationaux, à l’accroissement des investissements dans le secteur de la santé et à un alignement sur les stratégies régionales et nationales africaines.

 

Les recommandations soulignent les différents engagements pris, notamment en matière de couverture médicale universelle (CMU) et d’accès à des médicaments et vaccins sûrs et de qualité, ainsi que la nécessité d’accroître la responsabilisation des gouvernements en améliorant la surveillance et l’évaluation.

 

« La coopération entre la Chine et l’Afrique en matière de santé remonte à plus de 50 ans. Notre partenariat avec l'Afrique met l’accent sur une coopération mutuellement bénéfique qui réponde aux besoins des pays africains tout en apportant une contribution au secteur de la santé et au développement chinois », déclare Ren Minghui, directeur général du Département pour la coopération internationale auprès de la Commission nationale chinoise pour la planification familiale et sanitaire (NHFPC).

 

La Table ronde intervient au moment où la Chine définit sa stratégie intégrée concernant d’autres pays en voie de développement pour les cinq à dix années à venir. Cette rencontre fournit un cadre pour des consultations de haut niveau entre la Chine et l’Afrique sur des priorités spécifiques de santé présentant un intérêt mutuel.

 

Cette coopération constitue un complément important aux investissements réalisés par les gouvernements africains et aux aides des donateurs traditionnels. Elle reflète par ailleurs le développement de la coopération Sud-Sud dans un certain nombre de secteurs.

 

« Plus que jamais, les pays africains et la Chine ont la possibilité de travailler ensemble sur des questions allant du contrôle des maladies infectieuses à des systèmes de santé solides et durables », indique Mustapha Sidiki Kaloko, Commissaire aux affaires sociales de l’Union Africaine.

 

La Table ronde et les recommandations stratégiques prépareront le terrain pour le forum ministériel sino-africain sur le développement de la santé, qui s’inscrit dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), qui se tiendra dans le courant de l’année.

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Après avoir inauguré au quartier universitaire de la capitale "Madinat Al Irfane" la Mosquée "Al Oukhoua Al Islamiya" (la Fraternité Musulmane), Sa Majesté le Roi Mohammed VI y a accompli la Grande Prière du vendredi.

Cette nouvelle Mosquée, d'une capacité de 1250 fidèles, est partie intégrante de l'Institut Mohammed VI de formation des Imams, Mourchidines et Mourchidates que le Souverain marocain a inauguré juste après l'accomplissement de la Grande prière.

Ce nouvel établissement est destiné à accueillir des Imams marocains mais aussi d'autres originaires des pays arabes, africains et européens et à leur enseigner les valeurs de l'Islam du juste milieu tel qu'il l'a toujours été pratiqué au Maroc.

D'une capacité de 1000 places et doté d'un internat de 700 lits, cette nouvelle unité universitaire a pour rôle premier d'accompagner le Maroc dans sa stratégie de partenariat avec les pays africains et européens dans leurs demandes relatives à la formation d'Imams et Prédicatrices et Prédicateurs.

Pour l'heure cet Institut accueille, en plus des étudiants marocains, près de 450 étrangers venus du Mali, de Tunisie, de Guinée, de Côte d'Ivoire et de France et confirme le souci constant du Roi du Maroc de veiller à la diffusion des valeurs de tolérance, du juste milieu et de modération prônées par l'Islam mais aussi de protéger la religion islamique de ceux qui prétendent détenir le savoir religieux, des extrémistes et des ignorants.

Ainsi, cet établissement assurera des formations de qualité adaptées à la pratique religieuse de l’Islam authentique, basé sur le dogme Achaârite, le rite malékite et le soufisme sunnite, par essence tolérant et ouvert, qui permettront aux étudiants inscrits de mener à bien les missions d’encadrement et de prédication dont ils auront la charge dans leur pays d'origine.

D'ailleurs, dès l'annonce de cette inauguration, l’Union des Mosquées de France (UMF), a annoncé dans un communiqué, publié ce vendredi 27 mars 2015, qu’une cinquantaine d’imams français seraient formés chaque année dans ce nouvel Institut marocain, pour une durée d’au moins trois ans et a exprimé "sa gratitude au Roi du Maroc qui, en prenant en charge la formation de futurs Imams français, offre une opportunité inestimable aux musulmans de France".

A ce sujet, il convient de souligner qu'il n'existe pas d'Islam de France ou d'Islam d'Allemagne ou d'Islam de Belgique ou d'Islam des Pays Bas ou d'ailleurs tout comme il n'existe pas de christianisme de France, ou de Belgique ou de Grande-Bretagne ou d'ailleurs, tout comme il n'existe pas de judaïsme de Belgique, de France, des Etats-Unis, d'Italie, d'Espagne ou d'ailleurs. Il n'existe qu'un seul Islam, qu'un seul Christianisme et qu'un seul Judaïsme.

En conclusion, avec l'inauguration ce vendredi 27 mars 2015 de cet Institut, Sa Majesté le Roi Mohammed VI promeut un Islam tolérant, en pleine lutte contre le djihadisme, qui constitue le meilleur rempart contre des comportements extrémistes déviants qui touchent le monde aujourd'hui.

 

Farid Mnebhi, correspondance particulière

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