LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN - Contenu
Armand Tanoh

Armand Tanoh

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Le Maroc se prépare d’une façon exceptionnelle pour relever le défi du passage des énergies d’origine fossile à des énergies renouvelables non polluantes amies de l’environnement, a estimé le physicien et inventeur marocain, Rachid Yazami, cité par l’agence marocaine de presse MAP.

« Le Maroc se prépare d’une façon exceptionnelle notamment avec un projet ambitieux visant à atteindre 52% de la production énergétique électrique en énergies renouvelables à l’horizon 2030 », souligne dans un entretien à la MAP le scientifique, créateur d’une puce capable de recharger les batteries des smartphones et les véhicules électriques en 10 minutes.

Selon lui, le monde vit une révolution énergétique où l’Humanité va passer des énergies dites non renouvelables (hydrocarbonés) aux énergies renouvelables (solaire, éolien et hydraulique).

Rachid Yazami note que cette évolution doit s’accompagner de la formation de spécialistes au niveau des universités et des académies et d’investissements pour doter le Maroc d’une infrastructure industrielle liée à ces opportunités extraordinaires dans les énergies renouvelables.

Le Royaume est en train de mettre en œuvre sa stratégie énergétique étape par étape, pour atteindre dans une première phase 6 gigawatts de puissance d’ici 2020, souligne-t-il, notant que déjà la centrale d’Ouarzazate est opérationnelle depuis presque un an, et c’est à partir de l’expérience acquise à Ouarzazate que les autres unités ou centrales vont être développées au Maroc.

Le Royaume jouit d’un climat ensoleillé presque toute l’année, de vent presque dans toutes les régions qui peut être exploitable ainsi que de barrages et des milliers de kilomètres de côtes pour produire de l’énergie hydraulique, fait-t-il observer.

Ces projets permettront au Maroc de passer de 97% de dépendance énergétique à un exportateur d’énergie dans un avenir proche, relève M. Yazami, notant que le Royaume va devenir indépendant et exportateur d’ici une génération.

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L’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a organisé vendredi 27 mai 2017 à Abidjan une journée de sensibilisation sur l’image et la promotion des femmes dans ce secteur, estimant avoir décidé de faire de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes, l’une de ses priorités globales.

Le représentant de l’UNESCO au Ghana, Tirso Dos Santos, a expliqué que la présence des femmes dans les médias reste très faible en dépit des efforts enregistrés. Il a souligné que celles-ci ne font l’actualité qu’à des occasions particulières, notamment la journée internationale de la femme.

« Selon une étude, nous enregistrons 16,52% de femmes interviewées contre 83% pour les hommes », a relevé Tirso Dos Santos, déplorant que « les femmes sont toujours l’objet de stéréotypes ».

« Je voudrais insister sur le fait que les produits des médias qui ont un caractère pornographique ou violent dégradent les femmes et ont des conséquences nocives sur leur participation à la société », a-t-il fait savoir le représentant de l’organisme onusien au Ghana.

Il a plaidé pour une sensibilisation à une meilleure représentation des femmes dans les journaux et autres supports de communication.

Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, Bruno Nabagné Koné, a déclaré, pour sa part, que l’ambition du gouvernement est d’améliorer en permanence les conditions de la femme. « Les médias ne montrent pas toujours la contribution de la femme et cela doit changer », a-t-il souhaité.

Selon le ministre, en Côte d’Ivoire, l’image de la femme représente 15% de charges positives et 80% de charges négatives. « Cela n’est pas acceptable, les médias doivent contribuer à donner une image véridique des compétences et de l’apport des femmes dans notre société », a fait savoir le ministre tout en précisant que son département s’inscrit « dans la dynamique à accorder plus d’importance à la femme dans nos médias ».

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Le ministre des Infrastructures économiques, Dr Amedé Koffi Kouakou, se rendra, du 29 mai au 02 juin, à Cancun, au Mexique, où se tient le XVIe congrès mondial de l’eau.

Le congrès mondial de l’eau est un événement qui a lieu tous les trois ans. Il vise à trouver des solutions aux défis liés à l’eau en réunissant des leaders d’opinion, décideurs, chercheurs et représentants d’entreprise du secteur de l’eau et au- delà, selon une note du service communication relayé par l’AIP.

Ce congrès ambitionne de favoriser les rencontres entre les décideurs du monde pour échanger les expériences, promouvoir les discussions et présenter de nouvelles connaissances, des résultats de recherche et de nouveaux développements dans le secteur de l’eau.

Le XVIe congrès mondial de l’eau dont le thème est « Concilier la science et les politiques », est organisé conjointement par l’Association internationale des ressources en eau (IWRA), la Commission nationale de l’eau du Mexique (CONAGNA) et l’Association nationale des services d’eau et d’assainissement (ANEAS), précise la note.

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Seize figures emblématiques de l’histoire des indépendances africaines sont au cœur d’un vernissage ouvert à Cap-sud art, une galerie marchande, dans le cadre de la journée mondiale de l’Afrique (JMA).

Félix Houphouët-Boigny, Nelson Mandela, Sékou Touré, Kwamé N’Krumah, Patrice Lumumba et bien d’autres Africains ont repris vie sous le crayon de l’artiste d’art contemporain, Valérie Oka, à travers des portraits graphiques, des extraits de discours et citations.

Une partie de cette exposition qui prendra fin mardi peut être vue également en réalité virtuelle avec un prolongement digital de 10 à 15 mn à l’aide de casque VR du partenaire Newayz.

Ouverte gratuitement au public, cette exposition est l’occasion de venir massivement célébrer les œuvres de l’esprit, a indiqué le Pr Yacouba Konaté de la Rotonde des arts, partenaire de cet évènement culturel.

Cette exposition inaugurale marque également l’ouverture de Cap-sud art situé en plein cœur de la galerie Cap-sud et qui se veut désormais un cadre d’échanges culturels donnant la parole à l’art, dans sa diversité (artisanat, peinture, sculpture, architecture, danse, photographie, arts graphiques, poésies etc.)

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Le projet d’extension du Port autonome de San-Pedro, notamment la réalisation d’un terminal à containeur, se précise de plus en plus après la signature, lundi 29 mai 2017, à Abidjan, d’un avenant du contrat de concession liant l’Etat de Côte d’Ivoire au groupe maritime italo-suisse, Mediterranean Shipping Company (MSC), en vue de la réalisation, rapporte l’AIP. Mediterranean Shipping Company a obtenu en 2008, pour 15 ans, la concession du terminal du deuxième port ivoirien (après Abidjan), située au Sud-Ouest du pays, en vue d’en faire un hub de transbordement d’une capacité de quelque un million de container.

327 milliards d’investissements

Le projet d’extension du port de San-Pedro sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé pour un investissement global de l’ordre de 500 millions d’euros (327 milliards FCFA) dont 200 millions d’euros pour le concessionnaire.

Lors de la signature de l’avenant, à la Primature, le PDG du groupe, Diego Aponte, a réitéré la joie de son groupe de pouvoir ainsi contribuer au développement de la Côte d’Ivoire à travers ce projet qui va créer une nouvelle industrie au Sud-Ouest du pays, tout en générant un peu plus de 10.000 emplois directs et indirects.

« Nous sommes attachés à la Côte d’Ivoire, nous avons été là pendant les moments difficiles, les moments joyeux. Nous sentons une certaine responsabilité vis-à-vis de ce pays », a-t-il affirmé, indiquant qu’il s’agira à terme de créer à travers le projet  une plateforme qui pourra faire plus d’un millions de container.

« Cette plateforme va accueillir des bateaux-mères. Vu que les ports de la sous-région n’ont pas tous la capacité de faire rentrer des bateaux de grande taille, nous allons  utiliser San-Pedro comme un hub. Tous les bateaux viennent et depuis ce hub les containers sont dispatchés dans les ports de la sous-région », a-t-il expliqué.

Principaux travaux

Les principaux travaux à réaliser au port de San Pedro, au-delà de ce terminal à conteneur, sont notamment le remblai du domaine portuaire (150 ha) pour un coût de 85 milliards F CFA. Il y est également prévu la construction d’un terminal polyvalent industriel pour un coût global de 20 milliards FCFA, la construction d’un terminal minéralier intégré, d’installations techniques pétrolières et la réhabilitation des jetées de protection.

Près de 10 milliards déjà investis par MSC

Plus de 15,2 millions d’euros (9,956 milliards FCFA) ont déjà été investis par MSC pour accroître la capacité opérationnelle du Port de San-Pedro dont la cadence de 18 mouvements l’heure auparavant, s’établi à présent entre 38 et 48. Depuis le premier semestre 2014, l’armateur a ouvert une liaison directe, Africa Express, entre les grands ports asiatiques et San-Pedro. Le  deuxième port ivoirien reste toutefois à ce jour loin de l’objectif de 12 millions de tonnes affiché lors de sa création au cours des années 1980.

 

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Le Groupe bancaire Orabank a remporté le prix de la meilleure banque régionale en Afrique de l’Ouest à l’occasion de la cérémonie des African Banker Awards, du groupe IC Publications, qui s’est tenue en marge des Assemblées générales de la Banque africaine de développement (BAD) le 24 mai 2017, à Ahmedabad (Inde). Le Trophée entend « rendre hommage aux dirigeants qui excellent dans la banque et la finance en Afrique ». C’est la deuxième fois que la banque est distinguée par cette récompense, après avoir obtenu le prix en 2015.

Cette distinction vient couronner un mois de mai riche en actualités pour Oragroup. En effet, la banque a annoncé des résultats en hausse pour l’année 2016 avec un produit net bancaire de 102,2 milliards de francs CFA et un résultat net de 15,1 milliards de francs CFA, en progression respectivement de 8,5 % et 90 % par rapport à l’année précédente. Oragroup a également clôturé avec succès la deuxième tranche d’une émission de billets de trésorerie d’un montant total de 35 milliards de francs CFA (53,3 millions d’euros) par appel public à l’épargne sur le marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

« Ce Trophée vient nous conforter dans notre volonté d’être un groupe bancaire de premier plan en matière de services financiers ‘made in Africa’. Mais je tiens avant tout à attribuer ce Trophée à ceux qui l’ont mérité : rien n’aurait été possible sans nos équipes, à la fois talentueuses et engagées dans notre mission d’inclusion financière. Cette récompense est une célébration de nos valeurs pour une banque humaine, engagée, audacieuse. Chaque jour, elles mettent en œuvre nos objectifs au service de la bancarisation des particuliers et des entreprises sur le continent », a déclaré Binta Touré Ndoye, Directrice Générale du Groupe Orabank.

Avec un total de bilan de 1 637 milliards de francs CFA en 2016 (2,4 milliards d’euros, + 10 % par rapport à 2015), des dépôts de la clientèle à 1 060 milliards de francs CFA et des opérations de crédits à 981 milliards de francs CFA, le Groupe se classe parmi les tous premiers réseaux bancaires en Afrique de l’Ouest francophone. En 2016, le groupe a franchi la barre des 400 000 clients et compte à présent 1 650 collaborateurs et 140 agences bancaires.

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La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) part à la rencontre de ses clients  à travers la deuxième édition de la campagne  « Entre vous et nous » dont la directrice, Marguerite Attoubey Yapi, dresse le bilan de la première édition et explique les enjeux de la deuxième qui démarre le 26 mai et prendra fin le 09 juin prochain. Interview.

AIP: En février dernier, vous avez lancé la première édition de l’opération « Entre vous et nous », pouvez- vous nous en faire le bilan ?

Marguerite Attoubey : La première édition a eu lieu effectivement en février et nous avions à cet effet, huit stands à Abidjan l’objectif étant d’être davantage proche de notre clientèle.la CIE a organisé ces journées d’informations de façon à écouter les clients, à prendre en compte leurs préoccupations, les traiter avec célérité.

A l’issue de ces 15 jours d’écoute, nous avons enregistré de nombreuses visites qui nous ont permis de traiter des réclamations, de donner des informations et des conseils aux clients. Nous avons eu 6126 visiteurs et environ 800 réclamations qui ont été toutes traitées.

La mobilisation des techniciens en back office et le travail en équipe des collaborateurs mobilisés pour l’opération  a permis d’atteindre notre objectif qui est de gérer toutes les réclamations enregistrées dans les stands.

Les préoccupations souvent exprimées par les clients portaient sur, Comment bénéficier du programme PEPT, selon les clients seuls certains quartiers périphériques en ont  bénéficié, Comment obtenir un abonnement au compteur à pré-paiement ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Quels sont les documents à fournir pour faire un abonnement, un branchement, une mutation ? Comprendre le parcours client lors de l’utilisation du paiement par NMPF. Comment sont calculées les factures d’électricité ?

Au niveau des demandes d’informations, on observe une forte demande d’accès à l’électricité par le biais du « PEPT » dans les zones d’Abobo, de Koumassi, de Port-Bouet et de  Yopougon. Il est à noter aussi que quelques propriétaires d’immeuble sont intéressés par le « compteur à Pré-paiement » pour leurs locataires.

En 48 heures donc, nous avons réussi à régler pratiquement toutes les préoccupations des clients. Ils ont apprécié la première édition, ils ont trouvé que c’était une bonne initiative et ont souhaité que nous reconduisions l’opération, ce que notre direction générale a approuvé. Cette année nous prévoyons trois  opérations de « Entre vous et nous » et l’année nous en ferons quatre.

Vous avez dit à l’entame de vos propos que vous vouliez savoir ce que vos clients vous reprochaient. Peut- on savoir ces reproches ?

Marguerite Attoubey : Les points saillants c’est d’abord sur les PEPT (Programme d’Electricité Pour Tous). Ils voulaient savoir comment faire pour bénéficier du programme.

Les Montants élevés des factures d’électricité, les Baisses de tension ; le coupures d’électricité à domicile suite aux remplacements des compteurs classiques par les compteurs électroniques ; des dossiers « sinistres » non traités avec célérité et difficultés de se faire rembourser après un sinistre, des tableaux pourris non remplacés.

Les clients se plaignent que nous changeons les compteurs à leur insu alors que chaque fois que nous devons le faire nous leur envoyons un courrier d’information pour les prévenir.

Quelles sont les innovations pour cette deuxième édition de « Entre vous et nous » ?

Ce sera une continuité mais tout en prenant en compte les suggestions les critiques, les préoccupations de nos clients recensés à la première édition.

Comme souhaité par les clients, notre dispositif est renforcé. De 8 stands en février nous passons à 11. Comme à la première édition nous restons à l’écoute de nos clients et apporterons les réponses à leurs préoccupations.  Nous donnerons des informations et des conseils

Pendant cette quinzaine nous avons mis en place le « CONSEIL DU JOUR » qui consiste à mettre en avant des conseils thématiques journaliers mettant en avant  les économies d’énergie et les risques électriques

« Le big boss day » l’opération consiste en la participation des responsables de structure aux activités des stands ; accueil client, traitement des préoccupations, échanges. Surtout affirmer que l’orientation client est un objectif réel partagé par l’ensemble des collaborateurs de la CIE sous la conduite du directeur général de la société. Un «E STAND  » pour les clients qui voudraient bien nous contacter en ligne

Pourquoi restez-vous seulement à Abidjan  alors que la CIE couvre tout le territoire ?

Vous me ramenez à la genèse de cette initiative. Nous avons formé l’ensemble des collaborateurs  de la CIE à la relation client. Les personnes qui interagissent au quotidien avec les clients ont eu droit à une formation plus approfondie pour la prise en compte des clients.

A l’intérieur du pays, nous sommes à l’étape des observations terrain pour évaluer l’appropriation des outils d la formation à la relation client. C’est après cela qu’on peut organiser la quinzaine. Ça sera donc l’année prochaine, pour l’intérieur.

Comment va se dérouler concrètement cette deuxième édition ?

Nous avons 11 stands et chaque stand, est animé par deux  conseillers clients qui viennent de nos agences. Que proposons-nous aux clients sur les stands ?  Nous donnerons des informations, des conseils,  et traiterons les réclamations des clients. En somme nous répondrons à leurs préoccupations.

Il faut par ailleurs que les clients qui ont des réclamations  viennent avec leur facture parce que c’est avec les références des factures qu’on peut traiter avec célérité leurs préoccupations.

Avez-vous eu un retour par rapport à la satisfaction des clients ?

Oui, sur les stands on avait des fiches dévaluation. Nous avons enregistré 6000 visiteurs. 1800 clients ont exprimés leur niveau de satisfaction et  1200 ont été  très satisfaits.

Est-ce la crise des factures qui vous a amené à initier cette campagne ?

Non pas du tout ! Il s’agit peut-être d’une coïncidence. Je vous ai déjà expliqué la logique dans laquelle nous étions. Nous avons fini une formation et nous devons l’évaluer pour réserver au client un bon accueil. Il faut aller vers les clients. Nous profitons aussi pour donner les bons réflexes aux clients afin de consommer moins parce que c’est nous-mêmes qui pouvons faire baisser notre consommation d’électricité.

Les 11 stands c’est pour uniquement la ville d’Abidjan ?

Oui, nous avons quatre stands à Cocody, trois stands à Yopougon, deux à Abobo et trois à Abidjan Sud. Nous allons par petites touches, nous ne pouvons pas vider les agences.Elles  restent ouvertes.

Quelles sont vos attentes ?

Ce que nous voulons, c’est de faire comprendre à la population que nous sommes tous ensemble et qu’elle nous fasse confiance. Nous ne sommes pas là pour leur donner des factures qui ne reflètent pas leur consommation. Nous voulons que les clients connaissent la CIE et qu’ils connaissent notre métier. A la fin de la quinzaine, nous allons inviter des clients parmi ceux qui sont passés dans nos stands pour une visite de la CIE.

Ils pourront ainsi découvrir le processus,  depuis la production jusqu’à la commercialisation de l’électricité. A travers cette campagne, notre objectif est d’aller au plus près de nos clients, les écouter, recueillir leurs préoccupations et les assister. La CIE met un point d’honneur à la satisfaction de leurs attentes et sollicitations

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Le ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly, a souhaité un règlement pacifique de tous les conflits au Moyen-Orient. « Sur la situation au Proche-Orient, notre position reste inchangée. Selon la célèbre formule du président Félix Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire est l’amie de tous et l’ennemie de personne », a déclaré, jeudi 25 mai 2017, à Abidjan, M. Coulibaly, à l’occasion de la célébration du 69ème anniversaire de l’Etat d’Israël. « Comme vous le savez, nous voulons la paix et la sécurité pour Israël et pour toute la région. Nous souhaitons un règlement pacifique de tous les conflits, quels qu’ils soient. C’est l’un des invariants de notre politique extérieure dont le président  Félix Houphouët-Boigny a jeté les bases », a ajouté le représentant du gouvernement ivoirien à cette cérémonie, cité par l'AIP.

Conseil de sécurité 

L’ambassadeur d’Israël Ben Tura, a assuré le soutien de son pays à la Côte d’Ivoire pour sa candidature au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.« Au plan diplomatique, nos  relations sont excellentes et c’est avec grande satisfaction qu’Israël va apporter son soutien à la Côte d’Ivoire pour qu’elle devienne membre non permanent au Conseil de sécurité aux Nations Unies », a annoncé Dr Eli Ben Tura. Il a également promis de renforcer davantage les relations qui sont établies entre les deux pays depuis 1961, notamment dans les secteurs de l’agriculture, l’énergie et les mines.

Paix et stabilité en Côte d'Ivoire

L'ambassadeur Eli Ben Tura a aussi indiqué que son pays se réjouit des avancées de la Côte d’Ivoire en matière de paix et de stabilité qui, selon lui, favorise le développement. « Aujourd’hui, nous nous réjouissons  des avancées observées  en matière de paix et de démocratie dans le pays», a-t-il notamment déclaré. « C’est le lieu d’exprimer notre reconnaissance au président Alassane  Ouattara, sous la conduite de qui,  le développement, la croissance économique et le renforcement des institutions démocratiques  ont été acquis de façon remarquable dans la paix et la stabilité, favorisant le développement », a-t-il ajouté.

Investir en Côte d'Ivoire

 Par ailleurs, le ministre ivoirien de l’Intégration et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly, invite les Israéliens à venir investir massivement en Côte d’Ivoire, un pays « redevenu attractif ». « Le  Président Alassane Ouattara dont le souci principal est de restaurer l’image de notre pays à l’extérieur, s’est employé à renforcer la coopération entre la Côte d’Ivoire et l’Etat d’Israël », a déclaré M. Coulibaly. Il estime que  cette coopération n’est  pas à la hauteur des potentialités que recèlent les deux pays, invitant donc les Israéliens à venir investir massivement en Côte d’Ivoire. 

Les flux commerciaux entre l’Etat d’Israël et la Côte d’Ivoire sont passés de 7.481 millions de F CFA en 2004 à 12.289,6 millions de F CFA en 2013,

Netanyahu au Monrovia

Annonce importante, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est attendu dans les jours à venir dans la capitale libérienne, Monrovia, où il prendra part au sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), annoncé l'ambassadeur Ben Tura à cette occasion. L’Etat d’Israël veut, à travers cette présence du chef du gouvernement au Liberia, témoigner de l’intérêt et l’importance qu’il accorde à l’Afrique en général et à l’Afrique de l’Ouest, en particulier, a indiqué le diplomate.

Les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO vont se retrouver le 04 juin prochain à Monrovia, dans le cadre du 51ème sommet ordinaire de l’espace communautaire. En prélude de ce sommet, le Libéria accueille les travaux de la 21ème réunion du Comité de l’administration et des finances (CAF) de la CEDEAO. Débutés jeudi, ces travaux s’achèveront le 28 mai prochain, souligne-t-on.

Après ces travaux, il est prévu une réunion du Comité ministériel ad’hoc sur la réforme institutionnelle du 29 et 30 mai,  suivie, le 31 mai, de celle du Conseil de médiation et de sécurité et de la 78ème session ordinaire du Conseil des ministres, les 1er et 2 juin 2017, signale-t-on.

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 La Chambre de commerce et d’industrie libanaise de Côte d’Ivoire (CCILCI) a signé à son siège à Marcory Zone 4, un partenariat avec le concessionnaire SETACI, spécialisé dans l’équipement et les techniques automobiles en Côte d’Ivoire.

Selon le directeur général de la SETACI, Fadi Kanaan, ce partenariat vient renforcer les relations privilégiées que sa structure entretient avec la chambre libanaise. « Nous espérons à travers ce partenariat gagnant-gagnant, accompagner les adhérents  de la CCILCI dans leur développement », a-t-il souhaité, mardi, lors de cérémonie de signature.

Le président de la Chambre, Dr Khoury Joseph a pour sa part souhaité que ce genre d’initiative se multiplie afin de permettre aux adhérents de la chambre d’avoir des relations privilégiées.

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La maire adjoint de l’Etat de Miami, aux Etats Unis, Audrey Edmonson, salue la consolidation du partenariat commercial entre les ports ivoiriens et celui de son Etat, rapporte l'AIP. Lors d’une audience à la primature ivoirienne, vendredi, Audrey Edmonson, chef de la délégation des investisseurs américains, s’est félicitée de la collaboration fructueuse entre la Côte d’Ivoire et les Etats Unis, à travers des accords économiques signés entre les ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro et le port de Miami-Dade en 2016.

Une initiative qu’elle a souhaitée vivace également dans le domaine aérien où existe un autre accord entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis.

Une démarche saluée par le ministre des Transports, Amadou Koné, qui y voit la concrétisation des actions de bons offices entreprises par le premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, lors des assemblées du printemps des institutions de Bretton Woods, du 21 au 23 avril à Washington. « Cette nouvelle coopération suscite beaucoup d’espoir », a-t-il affirmé.

Le directeur de port de Miami-Dade, Juan Kuryla et le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, Koné Bruno, ont pris part à cette importante rencontre avec des investisseurs américains.

Lors des journées de promotion de l’économie ivoirienne qui se sont tenues du 31 août au 1er septembre 2016, à New York, aux Etats Unis, un accord de jumelage avait été signé entre le port de Miami-Dade et les ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro, en présence de la ministre de l’Education nationale, Kandia Camara, rappelle-t-on.

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