LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN - Contenu
Daniel Coulibaly

Daniel Coulibaly

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Le secteur des télécommunications est bien conscient que la transformation numérique changera pour de bon la façon dont nous interagissons avec nos clients. Cependant, il existe encore un grand scepticisme quant à l'impact réel et à la rapidité de la transformation numérique sur les entreprises déjà bien établies.

Le secteur des télécommunications est un exemple parfait de cette tendance dans la mesure où il joue un rôle essentiel dans le soutien de la transformation numérique à travers les secteurs, mais il peut également débloquer une valeur significative grâce à sa propre transformation numérique.

Les véritables entreprises de télécommunications numériques pourront développer de nouvelles façons de travailler à l'aide d'une nouvelle architecture informatique qui relie parfaitement les technologies frontale et dorsale. Cela signifie un niveau plus élevé d'assurance commerciale en protégeant les revenus et en empêchant la fraude.

L'un des obstacles à la transformation numérique est que de nombreux dirigeants estiment encore que les modèles commerciaux créés par des entreprises de rupture comme Uber ne sont pas réalistes pour leurs opérations spécifiques. D'autres hésitent à lancer des programmes sans les compétences, le soutien financier, le modèle d'investissement, la patience et la culture pour réussir.

L'Initiative de Transformation Numérique du Forum Economique Mondial (FEM) a analysé l'impact des technologies numériques sur l'industrie et la société. Dans son dernier rapport sur les télécommunications, le FEM a identifié quatre grands thèmes relatifs au numérique et  ayant le potentiel de débloquer 2 000 milliards de dollars en nouvelles opportunités de revenus pour l'industrie et la société:

Réseaux du futur - concerne la virtualisation et sa promesse de changer fondamentalement la façon dont les réseaux sont construits et fonctionnent.

Au-delà du réseau - se concentre sur la façon dont les technologies telles que l’Internet des Objets (IoT), la réalité virtuelle (VR) et les modèles ré-imaginés de communication numérique peuvent étendre les flux de revenus au-delà de la connectivité.

Redéfinir l'engagement des clients - met en évidence la façon dont les entreprises qui encouragent les consommateurs à vivre des expériences numériques de grande qualité finiront par gagner leur fidélité.

Combler le fossé de l'innovation – cela concerne la demande d'innovation rapide et ses exigences pour de nouveaux modèles et stratégies d'innovation pour une main-d'œuvre numérique.

De 2016 à 2025, les gains dans le secteur des télécommunications devraient dépasser        1 200 milliards de dollars de bénéfices d'exploitation cumulés. De même, la valeur pour la société devrait dépasser 800 milliards de dollars - dont la majorité proviendrait de la connexion de milliards de personnes qui ne sont toujours pas connectées à Internet.

Il est important de souligner ici que, bien que la transformation numérique soit différente pour chaque entreprise, nous devons comprendre comment l'intégration de la technologie numérique dans une entreprise entraîne des changements dans la façon de gérer son activité et d’apporter de la valeur à ses clients. Au-delà de cela, c'est un changement culturel qui nécessite d’expérimenter régulièrement et de ne pas avoir peur de l’échec.

Les entreprises de télécommunications sont confrontées à un paysage économique et concurrentiel en évolution rapide, grâce à des bouleversements numériques internes et externes. Le rôle que les opérateurs ont joué dans l'accélération des modèles d’affaires et de services numériques ne s'est pas traduit par une nouvelle valeur, leur part de marché étant passée de 58 % en 2010 à 47 % en 2015 et devrait chuter à 45 % en 2018. La pression sur les revenus traditionnels signifie qu’il est de plus en plus important pour les opérateurs de prendre en compte les nouveaux modèles commerciaux numériques afin de s'assurer qu'ils participent à la valeur de la transformation numérique.

Pour les organisations plus grandes et établies, la transformation numérique est une entreprise colossale, mais qui, lorsqu’elle est menée correctement, apporte des activités  plus en phase avec les demandes des clients et ces organisations seront plus résilientes dans un avenir numérique en constante évolution. Voici quatre impératifs pour le secteur et les décideurs politiques :

Une transformation des réseaux sera nécessaire pour permettre de nouveaux modèles commerciaux au-delà du réseau et pour répondre aux attentes des clients.

Les nouveaux modèles d’affaires adoptant les technologies émergentes       nécessiteront une forte collaboration avec les industries verticales et les plates-formes Internet.

Opérer à l'ère du numérique nécessite un changement de culture d'entreprise ainsi que de nouvelles structures organisationnelles.

La transformation numérique nécessitera un ajustement des modèles existants de politique et de réglementation.

La prochaine décennie de la transformation numérique sera considérablement différente. Les entreprises de télécommunications devront être bien préparées pour tirer profit de la transformation radicale qui intervient dans la vie des consommateurs, au sein des entreprises et dans l'ensemble de l'économie.

 

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La question de l'immigration clandestine est devenue une préoccupation pour la plupart des  pays subsahariens. Selon les chiffres officiels, 5000 migrants clandestins ont péri dans les eaux de la Méditerranée en 2016. Et déjà plus d’un millier a été repêché mort sur les côtes italiennes cette année. Nombreux parmi eux fraudent sur l’identité ivoirienne, selon le ministère ivoirien de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur.

 

Une telle réalité amène chaque pays à s'organiser afin de trouver des approches de solutions au fléau qui décime la jeunesse africaine de plus en plus intéressée par ce « voyage mortel».

En côte d’Ivoire, le mal est profond et les autorités ivoiriennes ont décidé de prendre le taureau par les cornes, en menant plusieurs actions de sensibilisation des jeunes sur les dangers de l’immigration clandestine.

Pour ceux qui ont pris la route de la clandestinité pour l’Europe, encore vivants après un échec, 1200 d’entre eux ont pu regagner la terre natale, après une opération de retour volontaire au bercail organisé par l’Etat de Côte d’Ivoire, selon Alassane Zié Damouténé, directeur de cabinet au ministre ivoirien de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur.

M. Damouténé a fait cette déclaration lors de la 1ère édition de "Les cafés de l'intégration" initiée par le ministère de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur en partenariat avec le Fondation Friedrich Naumann sur le thème: "Immigration clandestine: responsabilités et impacts pour nos Etats africains", le jeudi 8 mai 2017. 

Le directeur de cabinet qui représentait le ministre Ally Coulibaly a soutenu que ces Ivoiriens viennent de l'Afrique(Libye)et aussi de l'Europe(Italie), indiquant que de plus en plus la nationalité ivoirienne est fraudée par de nombreux migrants clandestins qui sont en réalité des ressortissants d'autres pays.

"Ces derniers transitent par la Côte d'Ivoire pour obtenir une identité frauduleuse avant de poursuivre leur aventure. "Des présumés ivoiriens", a-t-il dénoncé.

Le ministère  à travers son bureau ivoirien pour la promotion de l'intégration africaine (Bipia) veut proposer aux décideurs des approches de solutions à la problématique de l'immigration clandestine. 

Un combat que la Fondation avait déjà débuté à travers des campagnes de sensibilisation dans le pays, selon Sophie Konaté sa chargée de programmes. 

Ainsi les débats qui ont tourné autour de 5 sous thèmes dont « Cadre institutionnel et politique migratoire en Afrique de l’Ouest », « Crise migratoire : les Etats africains ont-il failli ? », « Immigration Clandestine : impacts économiques et approches de solutions »…ont permis à des experts rompus aux questions de l’immigration clandestine de proposer leur stratégie de prévention ou de lutte. 

Pour David Musa Soro, directeur de BIpia, le problème de la migration clandestine est de la responsabilité de la famille, la société civile et l'Etat avec des solutions africaines. "L'Etat doit valoriser les compétences et les initiatives africaines. Et chacun doit se dire que le bonheur n’est pas ailleurs", a-t-il soutenu. 

Stéphane Aka Angui, directeur de cabinet adjoint au ministère de l’Intégration africaine, pense qu’il faut un cadre institutionnel et la mise sur pied d'une politique nationale migratoire, puisqu'officiellement la Côte d'Ivoire n'en dispose comme la plupart des pays de l'Afrique de l'Ouest. "Il n'existe aucun instrument justificatif au plan national pour contrer la migration clandestine, même s’il y a des lois internationales pour protéger le migrant et le refugié", a-t-il fait remarquer. 

"Il faut utiliser au mieux l'ensemble des dispositifs internationaux, continentaux, régionaux et nationaux pour tirer le maximum de profits de la migration tout en œuvrant à minimiser les effets pervers », a ajouté M. Angui. 

"La jeunesse doit se mettre au travail par ses propres initiatives", suggère de son côté le chef du département promotion du Bipia, Lassina Yéo. 

Mahoua Bakayoko, écrivaine et spécialiste de l'immigration clandestine, a partagé ses expériences vécues sur le terrain avec des migrants clandestins, tout en relevant les dangers auxquels sont exposés les candidats à la recherche de l’eldorado. Elle propose l'accentuation de la sensibilisation sur les dangers du fléau, la bonne gouvernance, la stabilité des Etats africains, et surtout le démantèlement des réseaux de passeurs en Côte d'ivoire (Daloa et Odienné), la destruction du mythe européen. etc.

 

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«The Design Market », un événement saisonnier pour célébrer et promouvoir les designers contemporains Africains, ouvrira ses portes les 3 et 4 juin 2017 à Abidjan.

La première édition ‘’The Design Market’’ (marché du design) organisée par Dabira a eu lieu les 3 et 4 juin 2017 à Abidjan-Côte d’Ivoire. Il s’agit d’une exposition haut de gamme présentant des designers talentueux, des artistes et des créateurs de tout le continent africain.

Cette exposition-vente inédite a permis aux visiteurs de rencontrer de grands designers africains, de découvrir des produits uniques, et de soutenir leurs économies locales… de découvrir des spécialités africaines en matière de boissons,  du café aux fruits naturels fabriqués localement en Côte d'Ivoire. Les entrepreneurs de la restauration qui seront présents incluent Ivory Blue, Couleur Café et Nuage de Douceurs. 

Le marché du design a mis en vedette une sélection de designers et de produits de haute qualité allant de la mode, au décor de la maison en passant par les bijoux. 

Au total, plus de dix designers établis de cinq pays africains ont pu présenter leur savoir-faire. Il s’agit entre autres de l'artiste et photographe ivoirien, Paul Sika, le concepteur de «photomaking», la Malienne Awa Méité, créatrice et militante culturel, lauréate du prix «La réussite au Féminin 2016» à l’Afro Fashion Week 2016, Madonna Kendona du Ghana et sa marque de vêtements pour femmes socialement conscientes, Raffia, la tisseuse et créatrice de textile, Johanna Bramble(Sénégal), Ty Tys du Nigéria avec des cravates et des accessoires pour hommes et également son compatriote designer de la mode homme, Kelechi Odu, dont les collections ont été présentées au ‘’ Lagos Fashion and Design Week’’, Jean Servais Somian, le designer ivoirien de meubles et d'intérieur, très connu pour ses pirogues traditionnelles transformées en canapés et ses miroirs, lampes, bibliothèques, sculptés dans des troncs de cocotiers.

‘’The Design Market’’ s’est aussi présenté comme un événement à forte dimension communautaire avec de la musique, des échanges culturels et une large sélection de spécialités locales et de boissons 100% made in Côte d'Ivoire.

«Nous voulons présenter les talents du continent. Nos objectifs sont d'aider les créateurs africains et les petites entreprises locales de l’industrie créative à se développer, d’injecter de l'argent dans les économies locales et régionales et de montrer au monde que des produits impressionnants et de qualité sont fabriqués en Afrique », a déclaré Charlotte Ashamu., fondatrice de Dabira, et spécialiste du développement économique et lauréate du prix Mo Ibrahim Leadership. 

 

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Microsoft fournira bientôt les services du Cloud Microsoft à partir de datacenters(centres de données) basés en Afrique, afin d'encourager l'innovation, la création d'entreprises et la croissance, à l'horizon 2018.   

Ce nouvel investissement constitue une étape majeure pour l'entreprise, qui a pour vocation de permettre à tous les individus et toutes les entreprises du monde de réussir. 

En élargissant des investissements existants, Microsoft fournira des services de cloud dont Microsoft Azure, Office 365 et Dynamics 365, à partir de data centers basés à Johannesburg et au Cap (Afrique du Sud), à l'horizon 2018.

Ces services dédiés au cloud proposeront des performances et une fiabilité de qualité professionnelle, ainsi que de l'hébergement de données afin de soutenir les opportunités de croissance et de faciliter l'accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations sur l'ensemble du continent africain.

«Nous sommes ravis de constater l'augmentation de la demande des services de cloud en Afrique, qui ont la capacité de devenir un accélérateur économique », a déclaré Scott Guthrie, vice-président Cloud and Enterprise Group, Microsoft Corp. 

«Avec des services de cloud qui vont de la collaboration intelligente à l'analyse prédictive, les solutions de Cloud Microsoft fournies depuis l'Afrique permettront aux développeurs de créer de nouvelles applications innovantes, aux clients de transformer les entreprises, et aux gouvernements de mieux répondre aux besoins des citoyens »

Élargir l'accessibilité et les opportunités

À l'heure actuelle, de nombreuses entreprises africaines s'appuient sur des services de cloud basés en dehors du continent. Avec ce nouvel investissement, Microsoft pourra proposer des services de cloud disponibles, évolutifs et sécurisés dans l'ensemble de l'Afrique, ainsi qu'une option d'hébergement des données en Afrique du Sud. Avec l'introduction de ces nouvelles régions, Microsoft propose désormais des services de cloud depuis 40 régions du monde, plus que tout autre fournisseur de cloud.  En associant son infrastructure globale de cloud à ces nouvelles régions en Afrique, Microsoft va permettre aux entreprises d’accéder à des opportunités dans le monde entier, mais aussi accélérer les nouveaux investissements et faciliter l'accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations, du Caire au Cap.

«Nous saluons l'investissement de Microsoft dans les services de cloud en Afrique. Le groupe Standard Bank s'appuie déjà sur ces technologies pour assurer une expérience fluide à ses clients », a témoigné Brenda Niehaus, DSI chez Standard Bank. « Pour assurer la réussite de notre entreprise, nous devons nous adapter aux évolutions du marché et aux besoins des clients. Office 365 nous permet de devenir progressivement une entreprise plus dynamique, tandis qu'avec Azure, nous pouvons proposer nos applications et nos services à nos clients en Afrique. Nous espérons pouvoir aller encore plus loin avec ces services de cloud basés sur le continent. »

Investir dans l'innovation en Afrique

Cette annonce marque l'élargissement d'investissements en cours en Afrique, où les entreprises utilisent déjà les services mobiles et de cloud comme une plate-forme d'innovation en matière de santé, d'agriculture, d'éducation et d'entrepreneuriat. Microsoft s'est attaché à soutenir des startups et des ONG locales pour encourager des innovations susceptibles de résoudre certains des problèmes les plus graves de l'humanité, tels que les pénuries d'eau et de nourriture ou la durabilité environnementale et économique, M-KOPA Solar. 

Microsoft a permis de connecter à Internet 728 000 petites et moyennes entreprises (PME) à travers l'Afrique qui ont ainsi pu transformer et moderniser leurs activités. Plus de 500 000 d'entre elles utilisent désormais les services de cloud Microsoft et 17 000 se servent du portail 4Afrika pour promouvoir et assurer la croissance de leurs entreprises. En formant 775 000 personnes sur divers sujets, tels que la culture numérique ou le développement de logiciels, le Cloud Microsoft aide aussi la population africaine à acquérir des compétences professionnelles. Le Cloud Microsoft en Afrique devrait booster les nouvelles opportunités offertes à nos 17 000 partenaires régionaux, mais aussi à nos clients.

«Cette évolution élargit nos solutions dans le cadre de notre travail de modernisation des infrastructures et des services informatiques gouvernementaux. Elle nous permet de saisir de nouvelles opportunités en vue de créer des solutions gouvernementales innovantes pour un coût raisonnable, mais aussi d'améliorer la gestion opérationnelle tout en améliorant la transparence et la responsabilité », a expliqué Dr SetumoMohapi, P-dg de SITA. 

Le Trusted Cloud de Microsoft 

Microsoft dispose d'une grande expertise dans la protection des données et la défense de la confidentialité et permet à ses clients du monde entier de répondre à des exigences strictes en la matière. Grâce aux principes de sécurité, de confidentialité, de conformité et de transparence du « Cloud de confiance » de Microsoft et en offrant le plus large éventail de certifications et d'attestations de conformité de l'industrie, l'infrastructure de cloud Microsoft soutient plus d'un milliard de clients et 20 millions d'entreprises dans le monde.  

«En implantant des datacenters géants en Afrique du Sud, Microsoft répond directement aux attentes des clients et prouve sa volonté de fournir des services de cloud dans l'ensemble du pays et de la région », a déclaré Jon Tullett, responsable de recherche d’IDC MEA. « La présence d'installations locales est un véritable atout pour les clients sud-africains, en particulier pour les industries réglementées, telles que les services financiers ou le secteur public, pour lesquelles la question de la souveraineté des données est essentielle. Cette évolution est très positive pour l'industrie du cloud en Afrique, notamment pour l'écosystème des partenaires de Microsoft, les éditeurs de logiciels et les clients ».

 

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La Fondation Magic System du groupe zouglou ivoirien Magic System et son partenaire, la société de promotion immobilière, Opes Holding, vont construire un centre d’accueils pour les orphelins et déshérités de la commune de Port-Bouet, afin d’offrir un cadre optimal aux protégés de l'ONG Centre Oméga International. La cérémonie de pose de la première pierre de cet édifice a eu lieu, le vendredi 26 mai 2017 .

La ministre Mariétou Koné de la Solidarité, de la femme et de la Protection de l'Enfant, a salué ce don de Magic System, promettant de mettre à la disposition de l’ONG une équipe technique pour apporter son expertise dans l’éducation des enfants. "Merci de faire de la promotion des enfants un élément important de vos actions", a-t-elle dit à l’endroit du groupe zouglou ivoirien.

"Quand nous avons été informés des conditions dans lesquelles vivaient les enfants recueillis par l’ONG Oméga, nous avons été touchés et nous avons décidé de faire un geste pour permettre à ces tout-petits de vivre dans des conditions optimales, et avoir un avenir meilleur", relate Traoré Salif, président de la Fondation Magic System, annonçant la construction de ce centre(une villa) à Grand-Bassam, et sa remise en décembre 2017. 

"C’est important de soutenir ces structures qui œuvrent pour le bien-être des enfants ", a soutenu le lead vocal du groupe Magic System. Avant de révéler que ce geste repond à un engagement pris par le groupe lors de la 10ème édition du Femua de mener plus d’actions sociales.

"Nous sommes heureux de joindre l’acte à la parole. Ce qui motive Magic System, c’est être plus utile au pays et plus proche des populations", a ajouté A’Salfo.

Siriki Sangaré, PDG d'Opes Holding, est le partenaire qui va piloter la réalisation de ce centre. Selon lui, il s’agit d’une villa qui sera bâtie avec les conditions optimales pour le bien-être de ces enfants. "Nous nous réjouissons de savoir que bientôt, la situation d’hébergement de nos enfants dans ce centre d’accueil s’améliorera…espérant qu’ils deviendront de belles personnes intelligentes, honnêtes, travailleurs, de bons citoyens et des cadres de demain", a affirmé M. Sangaré. 

La présidente de l’ONG Centre Oméga InternationalChristine Bah, a exprimé toute sa gratitude au groupe Magic System pour ce geste d’une « bonté inestimable » au profit de ses protégés. 

Par ailleurs, A’Salfo et ses camarades ont offert 50 sacs de riz de 25 kg, des cartons de lait, pattes alimentaires, huile, savons… et 4 bouteilles de gaz de la part de l’un des partenaires de la Fondation Magic System à l'ONG Centre Oméga International. 

 

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La compagnie ivoirienne d’électricité(CIE) a échangé avec le forum des promoteurs et constructeurs immobiliers agréés de Côte d’Ivoire (CNPC-CI ) sur son projet « Cie branchement Express », le vendredi 26 mai 2017, à l’hôtel de Golf d’Abidjan.

 

L’objectif de cette rencontre était d’échanger autour de ce projet, et surtout recenser les préoccupations et suggestions des promoteurs immobiliers, afin que l’offre répondre aux besoins des usagers.

Il s’agit d’un service de raccordement des clients à  l’électricité répondant, selon Gooré Bi, chargé du programme d’électricité pour tous à la Cie, et chef de projet, à deux objectifs essentiels : permettre l’accès rapide et facile des ménages à l’électricité  et éviter les vas et vient de la population aux agences CIE…

Tout cela doit permettre, souligne-t-il, à raccorder 400 mille nouveaux clients d’ici 2020 dont 90 mille en 2017, et en moyenne 108 mille branchements-abonnements par an, pouvant ainsi contribuer à améliorer le rendement global du système électrique.

Les coûts pratiqués sont ceux dans le cadre des branchements basse tension et les documents(allégés) pour donner à chaque type de client d’avoir facilement son compteur d’électricité. « Au niveau des frais Securel, des discussions sont en cours pour une réduction des coûts», a-t-il ajouté.

une belle initiative saluée par Siriki Sangaré, le président de la CNPC-CI, qui soutient que c’est une opportunité pour les locataires et propriétaires d’accéder en un temps record à un « compteur intelligent», sans manquer d’exprimer sa disponibilité à accompagner ce projet. Il prévoit ainsi des séances de formation, afin de permettre aux membres de la Chambre de se l’approprier. Et d’indiquer qu’il mettra tout en œuvre pour aider l’Etat dans son ambition de réduire le déficit de logements en Côte d’Ivoire par un processus durable.

Ce projet vise à la longue le remplacement des compteurs classiques par ces « compteurs smart » ou « compteurs intelligents », permettant au client de gérer sa propre consommation.

Il sera mis en œuvre, pour l’instant, dans le périmètre de la ville d’Abidjan et ses banlieues.Pour ce faire quatre équipes ont été constituées sur 4 zones: la zone 1 couvrant toutes les agences de la direction générale d’Abidjan-Sud, la zone 2 prend en compte toutes les agences de la direction régionale de Yopougon, la zone 3 s’intéresse à toutes les agences de la direction régionale d’Abidjan Nord(Cocody) et la zone4 avec toutes les agences de la direction régionale d’Abobo.

 

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Quelques jours après la mutinerie qui a secoué la Côte d’Ivoire, le Pr Amoa Urbain connu pour ses prises de positions « solitaires » a, à travers une lettre ouverte au président Alassane Ouattara, demandé la démission de celui-ci. Ces propos très durs n’ont vraiment pas été du goût des partisans de M. Ouattara et les différents partis qui le soutiennent. Pour l’instant la présidence ivoirienne n’a pas encore réagi à cette lettre. Nous vous proposons des parties de cette lettre avec nos commentaires.

«Permettez-moi, d’entrée de jeu, de préciser que la présente lettre ouverte n’a pas pour objet de venir auprès de Votre Excellence pour quémander ou solliciter un poste. Permettez- moi de vous dire que vous semblez avoir atteint le summum de vos performances au sommet de l’Etat et que, par conséquent, l’heure de la démission a sonné : ce serait un acte de courage et de bravoure. Une bonne partie de la population ivoirienne saluerait cette décision par un tonnerre d’applaudissements, cette fois-ci, sans que vous le quémandiez comme vous le fîtes le 1er mai 2017 au Palais présidentiel. Une partie du peuple de Côte d’Ivoire attend de vous une démission, sinon le trésor par vous, amassé en Eburnie, sur cette terre de nos ancêtres qui pleurent sur vous, ne servira que pour votre défense au soir de votre « très brillante et illustre» carrière politique de guerres fratricides aux relents d’«ingouvernabilité», écrit-il au début de sa lettre.

C’est un débat intellectuel qu’il veut engager, dit-il, «.. je voudrais ici engager un débat hautement intellectuel dans un style ainsi choisi et ce n’est pas un jeu d’enfant ».

Le défenseur des Us et coutumes africaines va plus loin dans ses propos, et on se demande s’il est l’auteur de cette lettre, parce qu’il tire à boulets rouges sur le président ivoirien dans tous les sens sans vraiment se retenir, comme si cela était l’expression d’un mal personnel.

« (…) Et c’est aussi vous, vos sponsors et peut-être sûrement une partie de vos adversaires politiques d’alors, qui avez instrumentalisé les jeunes que nous appelons tous honteusement « mutins » ou « microbes » et que vous voulez diaboliser sans remords.[...] c’est donc vous qui, toute votre vie, devez les payer et non l’Etat de Côte d’Ivoire. », accuse le promoteur du Festival international de la route des Reines et des Rois.

«(…)Votre conscience hélas ! déjà si chargée de mille et une lueurs de sang. Dieu fasse que, malgré tout, par démission peut- être (mais quand et comment ?), vous puissiez jouir d’une bonne fin de mandat ! », enfonce-t-il.

Et pire, il pense que M. Ouattara le ferait éliminer physiquement pour ses propos. «  Et si mes propos venaient à vous choquer, vous me feriez tuer peut-être, mais peut-être pas ma liberté d’expression ni mes idées qui, déjà, parcourent le monde ; à ma suite, vous en feriez tuer d’autres et vous nous y avez, déjà, si éloquemment habitué mais jamais vous ne pourriez faire tuer toutes les ivoiriennes et tous les ivoiriens qui vous observent et vous regardent dans le silence de la peur, de la terreur et de l‘horreur ».

« Que choisir entre la Grande honte qui vous ferait honteusement partir de la Côte d’Ivoire pour la Haye, peut-être, et une Petite honte qui s’appellerait : «démission» quoique l’une n’empêche pas l’autre?, propose-t-il à M. Ouattara. 

Démission ?

En quoi est-ce que la démission de M. Ouattara arrangerait-elle les choses ? Si le Pr Amoa estime que le président ivoirien est à l’origine de plusieurs maux dans le pays, alors qu’il lui donne la latitude de les régler avant de partir en 2020, car c’est celui qui crée les problèmes qui peut en trouver les solutions. Il aurait été encore plus judicieux pour le Pr Amoa de demander à rencontrer le président pour lui faire part de ses inquiétudes et de ses solutions pour la paix sociale et la réconciliation dans le pays que de l’accabler de tous les maux. Il y a donc lieu de s’interroger sur les réelles motivations de cette lettre qui frise une incitation à la révolte. 

Et puis une démission de M. Ouattara dans le contexte actuel du pays ouvrirait bien la voie à un désordre et à une instabilité inévitable. Tous ceux qui nourrissent le désir de le voir partir avant la fin de son mandat ou qui veulent lui succéder se livreront à une bataille fratricide. Ce qu’il cherche à éviter en ne démissionnant pas et en trouvant des solutions auxquels fait face le pays. 

Et même s’il acceptait de quitter le pouvoir, c’est sûr que les choses seront pires que la situation actuelle du pays. 

 

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Trois(3) personnes sont mortes à la suite d’un affrontement entre policiers et ex-rebelles démobilisés qui bloquaient l’entrée de la ville de Bouaké, le mardi 23 mai 2017. Ces derniers réclament des primes similaires à celles des mutins qui ont ébranlé la Côte d’Ivoire durant 4 jours, rapporte l'AFP.

C’est aux environs de 7h00 (locales et GMT) que les manifestants qui bloquaient l’entrée principale de la ville de Bouaké depuis la veille ont été dispersés par la police. 

Dans cet affrontement, 3 personnes trouveront la mort du côté des manifestants. Les trois corps ensanglantés ont été amenés au Centre hospitalier universitaire de la ville.

Qui sont-ils ?

"Les démobilisés ». C’est comme ça qu’on les appelle. Ils sont estimés à environ 6.000 à travers le pays. Il s’agit d’anciens rebelles qui n’ont pas été intégrés à l’armée, contrairement aux mutins.

Lors de la mutinerie mi-mai, un démobilisé avait été tué à Bouaké par des soldats révoltés qui estimaient que les revendications de ces derniers mettaient en péril le paiement de leurs primes. Alors ceux-ci ont dû réviser leur copie en ajournant leur manifestation. 

Après la fin de la mutinerie qui a abouti sur un gain de 10 millions pour 12 millions au total réclamés(2 millions  à payer) par les mutins, les démobilisés ont décidé de reprendre leur mouvement pour le paiement de leur prime. 

Mais le hic, c’est qu’ils ne font plus partie de l’armée et par conséquent sont considérés comme des civils, donc ils n’ont pas d’armes. Toute chose qui rend leur action vulnérable et facile à être mâtée. 

"C’est grave ce qui est arrivé. Nous avons trois morts dans nos rangs", a affirmé à l’AFP Amadou Ouattara, porte-parole adjoint des démobilisés. "Je ne sais que dire. Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse tirer sur des personnes aux mains nues qui manifestaient".

Pour rappel, la ministre de la Solidarité, de la Femme et de la protection de l’Enfant, Mariétou Koné, était à Bouaké pour apporter la compassion du gouvernement et de la Nation à la famille de l’un d’entre eux tué lors des mouvements des mutins. A cette occasion, Mariétou Koné a rassuré ces derniers que le gouvernement a déjà tout prévu. « Le président Ouattara me charge de vous dire qu’il y a un fonds spécial qui est mis en place pour les démobilisés. Si vous vous mettez en groupe, parce que la violence ne sert à rien, chacun pourrait bénéficier», déclarait-elle lorsqu’elle a été interrompue par des démobilisés apparemment non content d’entendre ces promesses.

 

 

 

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L’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI) organise une session de formation sous-régionale sur la prévention et la lutte contre la cybercriminalité maritime du 22 au 24 mai 2017 à Abidjan-Hôtel Le Vaisseau(Angré-Cocody). 

La cybercriminalité est une menace pour la sécurité des citoyens et des entreprises. Si les pays du golfe de Guinée ont jusqu’à présent été épargnés dans leurs intérêts maritimes par ce phénomène, il n’en demeure pas moins que la menace est bel et bien réelle et risque de frapper les entreprises tout autant que les systèmes de défense. 

Conscient de cette menace,  l’ISMI veut anticiper sur la question à travers cette session de renforcement des capacités. Selon son administrateur en chef des affaires maritimes et responsable pédagogique, Olivier Mornet, elle va contribuer à consolider les connaissances des acteurs de la sécurité maritime dans les pays du golfe de Guinée, conformément aux accords pris par les Etats en 2014 à Yaoundé, et de la Charte de Lomé adoptée en octobre 2016.

Le commandant Lazare Abé Aké, représentant le Colonel Karim Coulibaly, directeur général de l’ARSTM(Académie régionale des sciences et techniques de la Mer), a souligné, pour sa part, la nécessité de s’attarder sur le risque croissant de ce fléau dans les transactions maritimes, constituant ainsi une véritable menace pour l’économie maritime.  

Durant trois jours, les particpants pourront bénéficier de l'expertise de Jean-Michel Ly Siou Ching-Kerneis, Officier cyber des éléments français en Afrique de l’Ouest-Responsable management de l’information/Dakar, Ludmann Mélissande, Augustin Ochogni, responsable de la PLCC au ministère ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité, et Modou MBOW, responsable du pôle sécurité DGD/DSID, direction générale des douanes/DGSIF, Sénégal. 

14 pays africains dont le Cameroun, le Togo, le Sénégal, le Gabon, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Nigéria, la Sierra-Léone,…sont représentés. 

Ce séminaire de formation se veut être une source de solutions en termes opérationnels, techniques, juridiques et organisationnels aux menaces de nature à affecter les systèmes d’information d’un navire, d’une compagnie maritime ou de tout autre acteur du monde maritime dont les administrations, et pouvant même créer des dommages de nature à menacer la sécurité des citoyens, leur santé ou leur emploi. 

Pour la deuxième année consécutive, il a été financé par la France à travers le Fonds d’Appui à l’action de l’Etat en mer dans le Golfe de Guinée.

 

 

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Touré Mamadou, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, a présenté son plan de reformes pour redynamiser l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle, à l’occasion d’une conférence organisée par le forum des libéraux de Côte d’Ivoire en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann, dans le cadre des « Jeudis libéraux», le jeudi 18 mai 2017.

«Il faut aller à la formation professionnelle par vocation. Nous devons comprendre que ce n’est pas réservé aux « déchets du système », c'est-à-dire ceux qu’on considère qu’ils ont échoué dans l’enseignement général ou la formation classique qui y viennent. Il y a donc nécessité de changer les mentalités sur le système de cette formation », a-t-il dit se prononçant sur le thème : « La réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle : Quelles perspectives ? ».

Le ministre Touré Mamadou n’écarte pas le fait qu’il faut aussi associer l’opérationnalité des structures d’accueil des apprenants : soit par la réhabilitation de 58/62 des infrastructures existantes ou en construisant d’autres(28).

Le plan de reforme adopté en 2016 sera mis en œuvre jusqu’en 2020. Les premières actions seront la mise à  niveau du système de formation professionnelle dans les écoles, le recyclage des formateurs et l’implication du secteur privé dans la formation.

L'objectif visé est d'accélérer la  mise  en  œuvre  de  la  réforme  de  l’ETFP  pour  permettre aux jeunes  de participer  à  l’émergence  en  y  contribuant  avec  de  nouvelles compétences et répondre à la demande économique et satisfaire davantage les besoins des entreprises par la qualité des personnes formées. 

Des filières comme la gestion des déchets peuvent bien permettre de trouver des débouchées pour la jeunesse, selon Sehi Bi Alphonse, Expert chargé des questions d'assainissement à I'ANASUR/Chargé du projet de professionnalisation de la filière déchets, se prononçant sur le thème: «L’adéquation formation-emploi : le cas de la gestion des déchets ».

« Il faut que la formation professionnelle prenne en compte cette filière qui est un bassin d’emplois inexploité. Il faut une filière de formation de gestion de déchets », a suggéré M. Sehi, car elle a une contribution de 11% au PIB, d’employer 9% de la population active et procurer 8% de recettes d’exportations, soulignant qu'il existe 22 opérateurs dans la filière employant 1230 personnes. 

«La formation professionnelle constitue-t-elle un facteur déterminant pour le développement de la Côte d’Ivoire?». C’est bien à cette interrogation qu’à répondu, de son côté, Diakaridja Doumbouya, directeur d’entreprise, partageant son parcours avec l’assistance.  

Pour Mamadou Kandé, président du Forum des libéraux de Côte d’Ivoire, la formation professionnelle va permettre de répondre aux besoins en ressources humaines qualifiées du pays.

Sylvie Konaté de la Fondation Friedrich Naumann a salué cette initiative mettant l’accent sur  la formation professionnelle dans un contexte où des jeunes diplômés sont en quête d’emplois, relevant le mérite du ministre Touré Mamadou pour ses efforts à l’employabilité de la jeunesse ivoirienne.  

Il faut préciser que le thème central de cette conférence était: «La politique nationale de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle». 

 

 

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