Affaire promotion immobilière MECO1 : La part de vérité du promoteur Koffi’s Holding (Droit de réponse)

La Diplomatique d'Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.com) publiait le 2 octobre 2019 dernier une lettre ouverte au chef de l'Etat d'un collectif de souscripteurs d'une opération immobilière dénommée "MECO 1", qui plaidaint pour qu'une solution soit trouvée afin qu'ils ne soient pas déguerpis de leurs maisons. Ces personnes dont les concessions sont situées entre Abidjan et Dabou, accusaient le promoteur immobilier de ce projet de les avoir trompés en réalisant ces constructions sur une parcelle dont il n'est pas propiétaire. Dans un droit de réponse adressé mardi 15 octobre 2019 à LDA, le promoteur, Koffi's Holding donne sa part de vérité sur cette affaire, accusant en retour les souscripteurs de manoeuvres visant à ne pas solder leurs paiements. Ci-après, le ce droit de réponse.

 

DROIT DE REPONSE

A Monsieur le Directeur

de la diplomatiquedabidjan.com

Fait à Abidjan 10 octobre 2019

Objet : Exercice du droit de réponse à votre lettre ouverte

Je soussigné M. Koffi Esaï, agissant en qualité de Directeur Général-Adjoint de l’entreprise Koffi’s Holding S.A, entend par la présente, faire usage de mon droit de réponse en vertu de l’article 64 de la loi sur la presse. Et cela, suite à un article intitulé ‘’ Côte d'Ivoire-Cri de cœur : 450 familles d’enseignants arnaquées dans une opération immobilière appellent Ouattara à l'aide’’, et publié sous forme de lettre ouverte sur votre plateforme ladiplomatiquedabidjan.com.

En effet, cette lettre ouverte aux président de la République s’inscrit dans la logique d’une démarche de sabotage de notre opération immobilière financée sans apport bancaire par M. Koffi Armand et son entreprise Koffi’s Holding S.A. Qui, dans une atmosphère de crise de logements, se bat depuis plusieurs années en travaillant à offrir un toit à chaque Ivoirien. Toute cette cabale menée par ce soit disant collectif, vise à discréditer l’opération immobilière Meco 1 (Mutuelle des Enseignants de COCODY 1) afin de ne pas aller au bout de leur échéancier dans le contrat qui les lie à l’entreprise Koffi’s Holding S.A. Eux, qui pour beaucoup habitent déjà nos maisons sans avoir soldé le paiement.    

Le 18 juillet 2019, ce collectif avait déjà organisé un point presse au cours duquel, il n'y a rien eu d'autre que de porter des accusations gratuites à l'encontre du PDG et de son entreprise Koffi’s Holding S.A en laissant croire que la parcelle sur laquelle nous menons notre opération immobilière n’est pas la nôtre. Tout au long de ce point presse, ce soit-disant collectif a été incapable de produire un seul document qui étaye ses accusations.

Dans cette lettre adressée au chef de l’Etat, le collectif argue ceci : « Les acquéreurs se sont rendus compte qu’ils se trouvent dans l’impossibilité de payer les impôts parce que le promoteur de cette opération immobilière n’a en réalité aucun document légal lui donnant droit de monter un tel projet. Il agit dans l’informel, dans l’illégalité et cela en toute impunité ». A cette allégation, l’entreprise Koffi’s Holding S.A a toujours démontré avec preuves à l’appui tous les documents afférents à cette parcelle. A ce groupuscule de personnes qui utilisent le ronflant nombre de « 450  familles » pour éberluer l’opinion nationale, l’entreprise Koffi’s Holding S.A répond qu’il est inadmissible d’occuper une maison que vous n’avez pas fini de payer et d’en demander les papiers y afférents. Ce que l’opinion nationale doit savoir, c’est que la plupart de ces souscripteurs se trouvent dans cette même situation et partagent le même fantasme de se voir propriétaire d’une maison sans avoir soldé son paiement.

Sur les allégations qui laissent croire que : «… cette opération immobilière s’est établie frauduleusement sur des parcelles qui comportent déjà un titre de propriété foncière (Titre Foncier n°1403 de Grand-Bassam) appartenant au groupe CEB et qui aurait vendu une bonne partie de ses espaces à d’autres entités que sont la CNPS, la SIPIM, SCI Mathieu qui a démoli à deux reprises les 90 logements de certains acquéreurs, nous y avons toujours apporté un démenti cinglant.

Voici ce qu’il en est : Koffi's Holding S.A est une société anonyme au capital de 10 millions crée en 2017 par M. Koffi Jean Armand qui en est le PDG. La création de cette entreprise est survenue à la faveur d'un projet immobilier qu'il réalisait en tant qu'assureur pour le compte de la mutuelle des enseignants de Cocody 1, en abrégé MECO 1. Compte tenu du fait que ce projet connaissait des difficultés dans sa réalisation pour diverses raisons, M. Koffi Jean Armand, administrateur de ce projet a donc décidé de l'étendre à des potentiels souscripteurs autres que les enseignants. Et pour se donner les moyens d'atteindre ses objectifs, il crée alors une entreprise à part entière dénommée Koffi's Holding SA. Et dont la première mission est de créer les conditions idéales pour la réalisation de l'opération immobilière MECO 1.

L'entreprise prend alors toutes les dispositions afin de réaliser ce projet immobilier en acquérant une parcelle de 20 hectares dont le lotissement a été fait par la mutuelle estudiantine de développement (MED) enregistré au cadastre. Après avoir obtenu une attestation villageoise signée du roi de Moossou et tous les documents afférents à la parcelle, l'entreprise Koffi's Holding S.A a entrepris la construction de villas de type économique, moyen et haut-standing. Alors que certaines de ces maisons sont entièrement achevées et même habitées, et d'autres villas, à divers niveaux de finition, 98 de ces villas sont démolies. Et une année et demie après, ce sont les maisons rebâties sur le même espace qui sont à nouveau détruites. Et cela, sur une décision de justice du tribunal de première instance d'Abidjan.

Nous avons porté plainte auprès du tribunal de Grand-Bassam. Le président du tribunal a ordonné une expertise qui a d'ailleurs été réalisée par un cabinet d'expert. Ce rapport détaillé met en doute la rigueur de l'huissier commis à l'exécution de la mission de déguerpissement. Selon ce rapport, il a fait démolir nos villas sans avoir pris la précaution de s'assurer que les maisons visées étaient celles construites sur une parcelle appartenant à un autre opérateur. Il y a deux mois, l’huissier était devant le juge pour s'expliquer. L'affaire a été renvoyée au 31 Octobre 2019 à la demande de la partie adverse. Cette affaire dans laquelle nous réclamons plus de 4 milliards de francs Cfa de dommages, est traitée avec minutie par conseil. Car de toute évidence, l’huissier commis par la société SCI Mathieu pour exécuter la décision de justice, s’est trompé de parcelle.

Au regard de ce qui précède, s’il est légitime pour certains souscripteurs d’exprimer leurs inquiétudes après la destruction de nos villas, nous contestons vivement la démarche de ce collectif. Nous nous insurgeons contre cette démarche démesurée qui tend à vilipender le premier responsable de cette entreprise avant de porter atteinte à l’image de sa structure. Surtout que nous n’avons jamais manqué l’occasion d’expliquer et de rassurer nos souscripteurs après la destruction de nos maisons par erreur.

C’est pourquoi nous nous réservons le droit de porter plainte contre les membres de ce collectif afin de faire cesser cette cabale qui n’a que trop duré. Par ailleurs, nous restons disposés et réceptifs au dialogue et à l’écoute de tous les souscripteurs de cette opération immobilière comme il est de coutume.

En outre, nous rassurons tous les souscripteurs et potentiels souscripteurs de l'opération de MECO 1 que nos activités se poursuivent dans la légalité et dans le respect des lois qui régissent le secteur de l'immobilier en Côte d'Ivoire.

Le Directeur Général-Adjoint de Koffi’s Holding S.A

NB/ Le titre est de la rédaction

Auteur:
LDA Journaliste

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