Le soutien de la Côte d’Ivoire sollicité pour la construction des postes de contrôle juxtaposés dans l’espace UEMOA

Le conseiller chargé de la facilitation du président-directeur général de la société Scanning systems, en charge de la construction et de l’exploitation des postes de contrôle juxtaposés (PCJ) dans l’espace UEMOA, Jonas Lago, a plaidé mardi lors d’un atelier à Yamoussoukro, auprès des administrations de Côte d’Ivoire pour leur soutien dans la sensibilisation des populations en vue de la réalisation de l’œuvre communautaire.

« Cette préoccupation est justifiée par les difficultés que nous rencontrons dans l’exploitation des postes de contrôle juxtaposés pilote de l’espace UEMOA qui se trouvent à Cinkassé à la frontière du Togo et du Burkina Faso dont nous avons l’exploitation », a expliqué, à l’occasion d’une réunion de coordination, de suivi et d’échanges sur les projets et programmes communautaires financés par l’UEMOA en Côte d’Ivoire, le représentant de la société de droit ivoirien spécialisée dans la réalisation des projets d’infrastructure dans le domaine des transports dans l’espace UEMOA.

M. Lago a souligné que la sensibilisation doit être portée vers l’Administration publique, les acteurs du transport et les populations riveraines, au respect des différentes réglementations communautaires et les règles du pays, de sorte que la société puisse administrer les PCJ dans les bonnes conditions au bénéfice des pays et de la commission de l’UEMOA.

Selon lui, sa structure bénéfice à nouveau de la confiance de l’UEMOA pour la conception la construction et l’exploitation de cinq PCJ dans l’espace communautaire, dont un à Zégoua à la frontière Côte d’Ivoire-Mali et un à Laléraba, à la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso, dont les premières pierres ont été posées par les autorités de la Commission de l’UEMOA et par les ministres en charge de transport des trois pays le 07 novembre dernier.

Les postes de contrôle juxtaposés sont des infrastructures construites à la frontière des pays pour harmoniser la fluidité, assurer la célérité et faciliter la libre circulation des personnes et des biens dans les procédures de transit entre les États. Le coût s’élève à cinq milliards de francs CFA par poste de contrôle. Une fois construits, les PCJ sont des sites extraterritoriaux qui n’appartiennent pas à l’un ou l’autre des pays frontaliers, mais jouissent d’une disposition spécifique.

« Il y a lieu de prévenir les États à prendre des dispositions pour nous épargner des difficultés que nous enregistrons de sorte que le PCJ que nous allons construire dans les frontières de Côte d’Ivoire soient des modèles et répondent aux objectifs qui leur sont assignés à savoir l’harmonisation, la simplification, l’intégration sous régionale », a déclaré le représentant de Scanning systems.
AIP

Auteur:
Armand Tanoh
6726502 10280662

LDA Newsletter

Ne ratez rien de l'actualité en continue, soyez au première loge des dernières news sur LADIPLOMATIQUE D'ABIDJAN