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Diaspora / Interview Exclusive :Jean Paul Oro, président de l’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF): «Parlons-nous, et nous comprendrons que la Côte d’Ivoire peut se reconstruire dans sa diversité»

Jean Paul Oro a été porté à la tête de l’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) pour un 2e mandat suite à l’Assemblée Générale Elective qui s’est tenue le 26 Mai dernier à. Paris. Le nouveau président a décidé de se confier en exclusivité à « La Diplomatique d’Abidjan » sur ses ambitions pour l’union d’une part. Et d’autre part, son appel à la cohésion des membres de ladite union.

LDA: Président, vous rempilez pour un second mandat. Sous quel sceau le placez-vous ?

J.P.O: Je place ce second mandat sous le sceau du rassemblement et du rayonnement de notre organisation. Nous avons été longtemps dans la division. Les profondes divergences politiques ivoiriennes ont même eu un impact sérieux sur notre union. Nous sommes passés à côté de l’implosion, voire de la disparition. Heureusement, nous avons tous réussi à gagner la bataille de l’existence. L’union des journalistes ivoiriens de France est connue des autorités ivoiriennes et de la diaspora en France, il revient maintenant à ses membres de la faire briller.

LDA: Revenons sur les objectifs de l’union que vous dirigez.

J.P.O: L’UJIF est une association de droit français, loi 1901. Elle a un but non lucratif. Elle vise essentiellement à l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes ivoiriens vivant en France. Elle se donne aussi le droit d’ester devant les juridictions et organisations du monde entier pour défendre les intérêts du journaliste ivoirien où qu’il se trouve.

LDA: Pouvez-vous revenir sur les points saillants de votre programme de gouvernance ?

J.P.O: Ma mission s’articulera autour de quatre axes. Le premier est celui de la cérémonie prestigieuse de distinction d’Ivoiriens de la diaspora vivant en France, et qui se seront fait remarqués par la qualité de leur travail dans leurs différentes activités. Cette cérémonie sera dénommée la nuit des victoires ivoiriennes. Et le Prix qui va distinguer les récipiendaires est dénommé le ‘’Djamo-Djamo’’. Une cérémonie qui sera institutionnalisée et qui a vocation à devenir la vitrine de la réussite ivoirienne à l’extérieur. Il y’a à côté l’axe de la formation et du renforcement des acquis professionnels. Nous disposons en notre sein des journalistes d’expérience et diplômés supérieurs pour pouvoir nous assurer des formations en interne. Nous prévoyons aussi des formations en externe dans des écoles de journalisme de France. A l’instar de nos compatriotes journalistes vivant en Côte d’Ivoire, nous aspirons à avoir une maison dédiée aux journalistes ivoiriens de France. L’Etat de Côte d’Ivoire dispose en France d’un patrimoine immobilier plus ou moins important. Nous allons demander au président Alassane Ouattara la possibilité de jouir à titre grâcieux d’un de ces biens immobiliers là. Ce sera le lieu du rendez-vous incontournable de l’information ivoirienne, voire africaine. Ma mission comprend aussi la satisfaction du besoin de solidarité entre nous-même.

LDA: Quel sera votre premier chantier dans l’immédiat ?

J.P.O: Au début du mois de juillet de cette année, nous allons lancer les activités de l’Ivoire Press Club de Paris. Nous avons signé le jeudi 13 juin dernier un partenariat avec Prod’Com, une agence de communication, qui nous accompagne dans la mise en œuvre de cet espace de conférences de presse liées à l’information ivoirienne et africaine.

LDA: votre réélection a fait l’objet de contestation de la part de certains candidats. Pouvez-vous nous en dire plus ?

J.P.O: Je pense que les questions liées à l’organisation de l’Assemblée générale élective du 26 mai dernier appartiennent au comité ad’hoc. Il est donc revenu à ce dit comité ad’hoc de répondre aux requêtes en annulation du scrutin. Je pense que ce comité l’a fait. Et je ne veux pas commenter la décision du comité ad’hoc. Le plus important pour nous tous est d’agir de sorte à garder notre organisation sur les pieds et la faire rayonner. Le plus important, c’est notre organisation et son avancée. Cette énergie positive qui s’est développée lors de cette AG doit être capitalisée pour des actions de rayonnement de l’UJIF qui va rejaillir sur tous ces membres.

LDA: Votre appel à l’endroit de ces contestataires. Egalement à toute la communauté.

J.P.O: Comme je n’ai cessé de le dire durant la campagne électorale, la bonne réputation de l’UJIF dépend de chacun d’entre nous. C’est ensemble que nous arriverons à porter haut et loin notre association. Individuellement, nous la perdrons. A la communauté ivoirienne en France, c’est plutôt un souhait que je veux formuler et demander aux leaders d’opinions et patrons d’associations d’aider à la reprise de la parole entre nous. La crise militaro-politique a levé des murs et creuser des fossés entre les Ivoiriens de France. Je suis convaincu que si nous nous parlons à nouveau ces murs et fossés disparaitront. Dans notre pays, c’est parce que nous avons arrêté de nous parler à un moment de notre histoire que nous nous sommes mis à nous entre-tuer. C’est pareil pour la diaspora ivoirienne en France. Parlons-nous, et nous comprendrons que la Côte d’Ivoire peut se reconstruire dans sa diversité.

Interview réalisée par Mohamed COMPAORE

Auteur:
LDA Journaliste

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