Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
Armand Tanoh

Armand Tanoh

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Mettre fin au désordre. Plusieurs colonnes d’engins blindés, notamment des chars et des tanks, et des véhicules de troupes (cargo, pick up) transportant des hommes puissamment armés ont quitté les bases militaires d’Abidjan et Yamoussoukro en direction de Bouaké où des soldats mutins occupent depuis 48 heures les rues et les corridors.

Selon une source proche de l’Etat-major général des armées de Côte d'ivoire, « il ne s’agit pas de guerre à qui que ce soit, mais de rétablir l’ordre et la paix » dans la deuxième ville ivoirienne. La même source qui "met en garde contre toute défiance face à l'armée républicaine", précise que des troupes loyalistes seront également déployés à Man, Odienné et les autres villes touchées par cette mutinerie.

 

Le gouvernement ivoirien a opté pour la fermeté face au mutins qui réclament 7 millions de francs CFA chacun, et dont le mouvement d’humeur commence à susciter des vagues de colère au sein des populations dans les villes ivoiriennes. Ce dimanche 14 mai 2017, les soldats mutins ont encore tiré en l’air, mais aussi sur des foules hostiles à leur mouvement, faisant au moins six blessés par balle. Affaire à suivre.

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Six personnes ont été blessées par balles dimanche à Bouaké, deuxième ville du pays toujours contrôlée par des soldats mutins qui ont lancé vendredi un nouveau mouvement de grogne en Côte d'Ivoire, rapporte l’AFP. Les mutins tiraient dimanche en l'air à Bouaké pour empêcher la population de sortir de chez elle. Une femme, mère de trois enfants, et cinq hommes ont été atteints par des tirs dimanche et étaient soignés au CHU de Bouaké, a constaté un journaliste de l'AFP.

Samedi, des mutins impliqués dans ce mouvement avaient tiré sur deux personnes, à Bouaké (centre) et à Korhogo (nord), les blessant gravement. Dimanche, les mutins ont notamment pris position autour du rond-point de la préfecture de police dans le centre-ville de Bouaké, et ont tiré en l'air pour empêcher la tenue d'un rassemblement de protestation contre leurs actions, a constaté l'AFP.

Des habitants, qui s'étaient réunis samedi, avaient en effet décidé de manifester ce dimanche pour démontrer leur opposition aux mutins.  "Les tirs continuent. Les mutins empêchent les gens de sortir pour manifester", a confié un habitant sous couvert de l'anonymat. "Les tirs sont trop nourris ce matin, il est pratiquement impossible de sortir pour se rendre à la messe. Je prierai avec ma famille à la maison", a de son côté indiqué à l'AFP un autre résident, Jean Yves Kobena.

Les mutins contrôlaient toujours les quatre entrées de la ville et notamment les "corridors" Nord et Sud situés sur le principal axe routier du pays qui relie la capitale économique Abidjan au nord du pays. La circulation sur cet axe routier stratégique était difficile dimanche: après avoir bloqué la circulation samedi, les mutins rançonnaient dimanche tous les véhicules circulant à travers ces corridors.

- Reliquats de primes -

La veille, des négociations avec le commandement militaire de Bouaké ont échoué. "Qu'ils nous envoient ce qu'ils veulent. On est prêts", avait lancé samedi à l'AFP un des mutins, assurant qu'ils étaient "prêts à en découdre" avec l'armée loyaliste si elle intervenait. Vendredi, un important dispositif loyaliste (Garde Républicaine, police et gendarmerie) avait été déployé à Abidjan, obligeant les mutins d’Abidjan à se retrancher.

Mais aucun mouvement d'ampleur de militaires loyalistes n'a été détecté aux abords de Bouaké dimanche. "La situation est plus compliquée à Bouaké. N'oubliez pas qu'elle fut la capitale de la rébellion" à partir de 2002, a commenté samedi Yao Kobena, enseignant à Bouaké.

Une large partie de ces rebelles - qui ont soutenu le président Alassane Ouattara lors de la crise de 2010-2011 contre l'ex-président Laurent Gbagbo qui refusait de reconnaître sa défaite électorale -, a ensuite été intégrée à l'armée. C'est ce contingent de 8.400 hommes qui a lancé la mutinerie de janvier. Les mutins réclament les reliquats des primes promises par le gouvernement après ces mutineries de janvier qui ont ébranlé le pays.

Les mutins avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18.000 euros) pour chacun d'eux (des sommes importantes pour le pays), et obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros). On leur avait promis les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai. Jeudi, un représentant de soldats avait pourtant annoncé renoncer aux revendications financières, lors d'une cérémonie en présence du président Ouattara et d'autres soldats.

 

Cette cérémonie se voulait visiblement un point final à la protestation des forces de sécurité, mais a finalement déclenché un nouveau mouvement de grogne depuis vendredi, alors que ce pays d'Afrique de l'Ouest est durement touché par l'effondrement des cours du cacao, vital pour son économie et dont il est le premier producteur mondial.

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Le nouveau président de la République de France, Emmanuel Macron, élu dimanche 7 mai 2017, a pris fonction ce dimanche 14 mai. C’était à l’occasion d’une cérémonie de passation de charges le jeune chef de l’Etat de 39 ans et son prédécesseur François Hollande. Macron n’a pas attendu longtemps pour procéder à la nomination de ses premiers collaborateurs à l’Elysée. Ci-après, la liste des quatre premières personnalités nommées, selon notre confrère français Le Figaro.

 

Alexis KOHLER, 44 ans, ENA (Averroès), nouveau secrétaire général de l’Elysée

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Il est passé par la DG Trésor, le FMI, l’Agence des participations de l’Etat. Directeur de cabinet à Bercy de Moscovici puis d’Emmanuel Macron. Il était actuellement dans un groupe privé.

 

Patrice STRZODA, 64 ans, devient Directeur de cabinet du Président de la République

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Il dirigera le Palais et suivra les questions régaliennes. ENA (De Vinci). Ce haut fonctionnaire a œuvré dans la territoriale à travers de nombreux département français. Préfet de la Région Bretagne, il est devenu Directeur de cabinet de Bernard Cazeneuve à l’Intérieur et à Matignon avant de devenir récemment préfet de la région Île-de-France.

 

Philippe ETIENNE, 61 ans, Ambassadeur, ENA (Voltaire), devient conseiller diplomatique du président de la République

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Actuellement à Berlin, cet ambassadeur a eu une longue carrière dans de nombreux pays (Belgrade, Bonn, Moscou, Bucarest, représentant auprès de l’UE…) et dans des cabinets ministériels (Bosson, De Charrette, Kouchner).

 

Ismaël EMELIEN, 30 ans, devient conseiller spécial

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Diplômé de science politique, celui qui a été le stratège de la campagne d’En marche! a été auparavant chargé de la stratégie et de la communication à Bercy auprès d’Emmanuel Macron après être passé par Havas Worldwide.

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Dans une Déclaration relative à la situation socio-politique publiée ce samedi, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) « déplore et condamne, une fois encore, l’utilisation de la violence comme mode de revendication et de règlement des conflits sociaux et appelle au calme. »

Le Parti, à travers son secrétaire exécutif, Pr Maurice Kakou Guikahué, apporte son soutien au Président de la République, au Gouvernement et aux Institutions de la République et demande au gouvernement de poursuivre le dialogue afin de régler définitivement ce contentieux.

Le PDCI-RDA exhorte les soldats, chargés de la sécurité du pays, à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation et invite les militant(e)s et ainsi que les populations à la vigilance et à être à l’écoute des mots d’ordre de sa Direction.

En janvier 2017, rappelle la Déclaration, une mutinerie de soldats a éclaté à Bouaké et s’est étendue à certaines casernes militaires du pays. Les revendications des mutins étaient relatives au paiement des primes et à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Un accord diligent avait été trouvé par le gouvernement avec les mutins, suite aux instructions du chef de l’Etat.

Le mercredi 10 mai 2017, une délégation des mutins a été reçue par le chef de l’Etat. Le porte-parole des mutins après avoir présenté les regrets et excuses de ses frères d’arme a annoncé au Chef de l’Etat qu’ils renonçaient définitivement au solde des primes. En réponse, le Président de la République a annoncé les nouvelles mesures prises pour améliorer les conditions de vie et de travail des soldats dans le cadre de la mise en œuvre de la loi de programmation militaire.

« Mais quelle ne fut la surprise du PDCI-RDA de constater, dans la nuit du jeudi 11 à vendredi 12 et les jours suivants, la reprise de la mutinerie dans les casernes militaires et dans les villes de Côte d’Ivoire, créant la psychose au sein des populations et entraînant le ralentissement des activités économiques », poursuit le PDCI-RDA qui déplore cette situation.

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«Promenade de front de mer », c’est le nom de l’important projet touristique dont les travaux viennent d’être lancer à Port-Bouët, commune sud d’Abidjan, par le gouvernement ivoirien. Un joyau écologique dont l'objectif est de donner un attrait particulier à la plage de cette cité à la fois balnéaire et aéroportuaire

« Projet gigantesque »

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En tout cas, le ministre ivoirien des Infrastructures économiques, Amedé Kouakou, et son collègue Siandou Fofana du Tourisme ont donné le premier coup de pioche symbolique marquant l’ouverture du chantier. C’était le jeudi 11 mai 2012 sur cette plage, allant de la cité universitaire de Port-Bouët, au carrefour Anani sur l’axe menant à la ville de Grand-Bassam, rapporte l’AIP.

« C’est un projet important et gigantesque qui va être réalisé au bord de la mer au niveau de Port-Bouët pour donner un attrait particulier à cette plage. L’objectif de la Côte d’Ivoire, c’est d’attirer beaucoup de touristes et lorsque les touristes arrivent il faut qu’ils aient des endroits où se recréer », a décrit Amedé Kouakou. Il a expliqué que la mise en œuvre de ce projet, va à terme donner un attrait particulier à la Côte d’Ivoire.

Première phase

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Ces travaux qui marquent la première phase du projet, sont évalués à 6,7 milliards de FCFA. Ils comprennent l’aménagement de pistes cyclables, de zone de parking, de postes de police, de toilettes, d’aires de jeux (….). Tout ceci dans un cadre un alliant « culture, commerce, sport, loisirs, environnement et tradition ». Le chantier va durer 18 mois et est financé, pour cette étape inaugurale, par l’Etat ivoirien, en attendant que des investisseurs privés prennent le relais, ont indiqué les ministres.

« C’est une volonté du gouvernement de faire de cet espace, un cadre approprié pour les ivoiriens et les touristes. Etant entendu que le secteur privé viendra prendre le relais, il leur reviendrait d’asseoir une gestion qui répondra à un cahier des charges qui va mettre un accent particulier sur la volonté du gouvernement à faire de ce cadre, un cadre hygiénique, approprié pour tout usager qui souhaiterait passer du temps ici », a pour sa part indiqué le Ministre du Tourisme.

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L’Aérocité en perspective

Au-delà de toute vraisemblance, « Promenade de front de mer » pourrait être une aubaine pour remettre en lumière un autre projet plus grand : l’Aérocité qui peine depuis plusieurs années à connaitre un début de réalisation. En effet, il s’agit d’un projet de construction d’une ville futuriste prévue pour s’étaler sur 3700 hectares dans le périmètre de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Il prévoit la construction d’hôtel de luxe dont les premières, Radisson Blu et Onomo, sont déjà sortis de terre ainsi qu’un complexe immobilier (à réaliser) comprenant 40 à 50 villas dans un compound sécurisé.

L’Aérocité d’Abidjan, c’est aussi un parc aquatique de plusieurs hectares, avec des bungalows (hébergements touristiques), un hôtel 5 étoiles, des bureaux et des commerces, un parc des expositions-centre de congrès proposant à terme 27.000 m² de surfaces d’expositions, extensibles à 10.000 m² (parvis aménagé) et un parking de 1100 places. Le montant global pour la réalisation du projet est évalué 1000 milliards de francs CFA.

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Un calme précaire régnait dans l’après-midi du samedi 13 mai 2017 à Guiglo, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, après des tirs nourris émanant d’éléments des soldats mutins ayant secoué la ville dans la matinée.

Guiglo et Touleupleu plutôt calmes

Les rues restaient toutefois désertes et les commerces fermés même si seuls des tirs sporadiques étaient entendus. Ces militaires avaient entamé très tôt le matin leur mouvement d’humeur, avec des allées et venus, à bord de pick up, sur les artères principales de la ville. Les premiers tirs ont émané du camp militaire vers 8 heures avant de s’étendre dans la ville. Ils ont gagné en intensité au fur et à mesure, semant la panique au sein des populations.

A Toulépleu (Ouest, à la frontière avec le Libéria), où des manifestations similaires se déroulent depuis vendredi, le calme est revenu dans la ville samedi, rapporte l’AIP. Les populations, notamment les commerçants, ont repris leurs activités. Les marchés, les grands magasins, les établissements de microfinance et de transfert d’argent sont ouverts. « La vie reprend petit à petit malgré la peur au ventre », a indiqué une vendeuse de boissons sucrées.

Blessé grave à Bouaké

Des mutins ont ouvert le feu, samedi, à Bouaké (Centre, sur un ex-combattant nommé Issouf Diawara, après avoir fait irruption au siège des démobilisés sis à l’Habitat de la caisse, lui causant des blessures qui ont nécessité sont évacuation au Centre hospitalier universitaire (CHU) local. Selon Aboudou Diakité (ex-combattant), témoin de la scène, la victime et ses camarades étaient réunis à leur siège lorsqu’ils ont vu entrer deux véhicules des mutins armés qui, aussitôt descendus, ont ouvert le feu sur eux.

Les mutins reprocheraient aux ex-combattants d’avoir manifesté pour réclamer à leur tour des « primes ». En effet, les ex-combattants avaient paralysé, durant quelques heures, le corridor sud de Bouaké, lundi, réclamant notamment le paiement de 18 millions FCFA, notamment 12 millions FCFA de primes de guerre et six millions d’arriérés d’indemnités liées à leur grade de caporal acquis de 2007 à 2011, selon l’Accord de Ouagadougou. Joint par téléphone, le porte-parole adjoint des démobilisés (ex-combattants) de la « cellule 39 », Ouattara Amadou, dit être parti porté plainte à la gendarmerie contre les auteurs de l’acte. Jusqu'à 16 heures les principaux accès de la ville de Bouaké étaient encore fermés et occupés par les mutins. 

La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.com) apprend de source militaire que certains mutins ont été mis aux arrêts à Bouaké en fin d’après-midi par les forces loyalistes. Une nouvelle qui aurait durci les positions de leurs camarades d'Odienné (Nord-ouest). Ces derniers ont déjà arraché de force des véhicules personnels et étatiques à leur titulaires, à bord desquels ils mènent leurs patrouilles dans la ville et ses alentours.  

Des soldats qui s’étaient mutinés en janvier, manifestent à nouveau contre l’annonce de l’abandon du reliquat (sept millions FCFA) de leur revendication financière portants sur 12 millions FCFA par personne dont cinq millions avaient versés par le gouvernement. L’annonce a été faite jeudi, au journal télévisé de 20H00, par un certain sergent Fofana désigné comme porte-parole des 8400 militaires. Il a présenté par la même occasion leurs excuses au chef de l’Etat et promis de se comporter en soldats loyaux responsables.

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Des mutins ont fait irruption, samedi en début d’après-midi, au siège des démobilisés situé à l’habitat de la caisse (Nord de Bouaké), ouvrant le feu et faisant un blessé grave évacué au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de la ville, rapporte l'agence de presse APA.

Le blessé ‘’grave’’ du nom de Yssouf Diawara, âgé de 48 ans, a été évacué au CHU de Bouaké où il est admis au service des urgences. Selon le démobilisé (ex-combattant) Aboudou Diakité, témoin oculaire des faits, une dizaine de mutins à bord de deux véhicules ont fait irruption au siège de la ‘’cellule 39’’ (des démobilisés) en ouvrant le feu.

‘’Ils (les mutins) reprochent aux ex-combattants d’avoir manifesté pour réclamer à leur tour des primes’’, a expliqué M. Diakité.

Des ex-combattants (démobilisés) ont brièvement manifesté la semaine dernière à Bouaké et dans d’autres villes du pays pour réclamer leur part du ‘’gâteau’’ après la réponse favorable du gouvernement à l’endroit de 8400 soldats ayant manifesté en janvier dernier.

Jeudi soir, la télévision nationale a présenté une rencontre entre le président ivoirien Alassane Ouattara et des soldats se réclamant des ‘’8400’’ soldats qui se sont mutinés en janvier.

Dans l’élément diffusé, le sergent Fofana présenté comme le porte-parole des mutinés a déclaré à M. Ouattara ‘’notre renonciation aux revendications d’ordre financier ’’, à l’origine de la mutinerie de janvier, en présentant leurs ‘’excuses’’ au chef de l’Etat.

Les militaires réclamaient initialement aux premières heures de la mutinerie, la somme de 12 millions de FCFA par personne dont une partie (5 millions FCFA) a été perçue en février.

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Le ministre des Infrastructures économiques, Amedé Kouakou a sommé jeudi,  des opérateurs économiques à déguerpir de l’axe menant à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, en prélude à des travaux de réhabilitation devant y être effectués pour redorer cette voie d’entrée en Côte d’Ivoire, rapporte l'AIP.

« Tous ceux qui exploitent les carrières de sables ont fait que la route est devenue plus basse. Quand il pleut, la route devient une cuvette. Il y a des travaux qui vont être faits pour améliorer la voie d’accès à l’aéroport. Ce n’est pas acceptable que l’exploitation de sable continue parce que lorsque vous prenez cette route, vous allez voir plein de poussière, ce n’est pas normal », a-t-il lancé.

« Tous ceux qui vendent les voitures doivent partir. Pour leur activité, ils sont venus faire des remblais. Leurs voitures sont en haut et la route est plus basse donc quand il pleut, l’eau reste sur la route plus tôt que de s’évacuer vers la lagune. Nous avons demandé que ces vendeurs de voitures puissent dégager cette zone de sorte que nous puissions faire les travaux », a renchéri Amedé Kouakou.

Il a indiqué que les travaux de réhabilitation devant être terminés pour fin juin, ces opérateurs ont tout au plus une semaine pour partir, de sorte que les travaux puissent se faire assez rapidement. « Ils sont déjà informés, notifiés par écrit qu’ils doivent partir de sorte à ce que les travaux puissent se faire de façon sereine pour que ce beau carrefour puisse retrouver sa splendeur d’antan », a-t- déclaré.

« C’est une digue, c’est un remblai qui a été fait sur la lagune pour pouvoir faire passer la route. Personne n’avait donc le droit de s’installer sur cette digue pour faire des activités commerciales. Je pense que contre tenu des désagréments que cela crée à la route, le moment est venu pour eux de partir gentiment pour que l’Etat puisse faire les travaux pour redonner vis à cet ouvrage là », a expliqué le ministre Amedé Kouakou.

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 L’Association française du cœur pour l’Afrique de l’Ouest (AFCAO)  initie à Abidjan une mission humanitaire de chirurgie cardiaque pédiatrique du 13 au 19 mai, au profit d’une vingtaine d’enfants malades du cœur à Abidjan, annonce l'AIP.

Ce projet est mise en œuvre en partenariat avec l’hôpital Marie Lannelongue (France), l’Institut de cardiologie d’Abidjan, la fondation Children of Africa, et l’ONG Femme et contribution au développement (FECODEV).

« Cette opération concerne au moins une vingtaine d’enfants. Ce sont des interventions majeures à cœur ouvert. On espère tout réussir et partir de là on va commencer à tenter de perpétuer ce partenariat », a expliqué, vendredi à Abidjan, le président AFCAO, Pr Mohamed Ly, chirurgien cardiaque spécialiste des cardiopathies congénitales.

Cette mission vise également à aboutir à « poursuivre la collaboration pour aboutir à une autonomie des cardiologues ivoiriens pour leur permettre de prendre en charge les enfants, les adolescents et les adultes », a ajouté l’éminent expert mauritanien, qui mène cette opération en marge du 3ème Congrès Africardio tenu du 10 au 12 mai à Grand Bassam.

Pr  Pr Mohamed Ly a coanimé cette conférence de presse avec la présidente de l’ONG FECO, Binouri Brice Monnou, le directeur général de l’Institut de cardiologie d’Abidjan, Pr Séka Assi Rémi, et le chef de projet de la fondation children of Africa, Dr Son Jérôme.

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La société de travaux publics, la SODISTRA, a perdu une quantité de gasoil estimée à 40 000 litres à Odienné, a confié à l’AIP, vendredi son responsable local. Selon Florent Batienou, les cuves de carburant, destinées à alimenter les machines et autres engins de la société chargée de la construction de plusieurs ponts et routes dans le Kabadougou, ont été vidées par les mutins qui avaient également arraché des véhicules de type 4×4 à leurs propriétaires.

« Nous avons perdu 40 000 litres de gasoil, d’une valeur de plus de 20 millions. Les mutins ont d’abord arraché mon véhicule de marque Toyota Land Cruiser. Puis, ils se sont rendus à la base de notre entreprise avec tous les véhicules arrachés. Chacun des véhicules a été servi dans notre stock de carburant », a déploré le responsable local de SODISTRA.

Les mutins ont paralysé la ville d’Odienné pendant la journée de vendredi, en réaction à la décision d’une délégation de militaires qui, lors d’une rencontre avec le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, jeudi à Abidjan, de renoncer définitivement à toute revendication d’ordre financier, présentant en outre des excuses pour toutes les « situations malheureuses que nous avons connues dans le pays ».

 

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